Le gouvernement nigérian a rejeté la position du Congrès des États-Unis concernant les allégations de « persécution » des chrétiens au Nigéria.
Dans un communiqué publié mardi, le ministre nigérian de l’Information et de l’Orientation nationale, Mohammed Idris, a déclaré qu’« il est important d’affirmer clairement que le Nigéria n’a pas, et n’a jamais eu, de politique étatique de persécution religieuse ».
« Les violences auxquelles nos forces de sécurité sont confrontées ne sont pas motivées par une politique gouvernementale ou un biais religieux, mais par des menaces sécuritaires complexes, notamment le terrorisme, la criminalité organisée et des tensions communautaires de longue date », a-t-il précisé.
Les commissions des crédits et des affaires étrangères de la United States House of Representatives avaient formellement transmis lundi un rapport à la Maison-Blanche exposant leurs conclusions et recommandations sur les persécutions présumées de chrétiens au Nigéria.
Cette démarche fait suite à la décision du président Donald Trump de reclasser le Nigéria parmi les « pays particulièrement préoccupants ». Le président américain a ensuite chargé le représentant Riley Moore et le président de la commission des crédits de la Chambre, Tom Cole, de conduire une enquête approfondie sur les persécutions signalées contre des communautés chrétiennes par des groupes terroristes, ainsi que sur les défis sécuritaires plus larges auxquels le Nigéria est confronté.
Selon M. Moore, l’équipe américaine disposerait désormais d’une compréhension claire des menaces sécuritaires au Nigéria et des persécutions alléguées visant les chrétiens. Il a exhorté Abuja à saisir cette occasion pour approfondir et renforcer ses relations avec Washington.
En réponse, le gouvernement nigérian a rappelé que, malgré les défis sécuritaires, la Constitution du pays « garantit la liberté de religion et de culte pour tous les citoyens ».
« Le gouvernement fédéral demeure fermement engagé à faire respecter ces protections constitutionnelles et à assurer une égale protection devant la loi », a-t-il souligné.
Les autorités ont également indiqué que des efforts étaient en cours pour améliorer la réponse humanitaire en faveur des personnes déplacées internes, faciliter le retour sécurisé des communautés affectées et promouvoir des initiatives locales de consolidation de la paix visant à favoriser une coexistence durable.
GIK/lb/Sf/APA







