Selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères du Gouvernement d’unité nationale (GUN) libyen, les ministres et représentants des États membres du C10 ont souligné la nécessité de remédier à l’injustice historique subie par l’Afrique et d’assurer une représentation équitable du continent au Conseil de sécurité. Ils ont réitéré la demande africaine de deux sièges permanents dotés de pleins pouvoirs, y compris du droit de veto, et de deux sièges non permanents supplémentaires. Notamment à travers la signature du « Document de Tripoli 2026 », confirmant le Consensus d’Ezulwini et la Déclaration de Syrte.
La réunion a également souligné l’importance de renforcer la coordination entre les États membres et d’intensifier les efforts diplomatiques afin de mobiliser le soutien international en faveur de la position de l’Afrique. Elle a notamment formulé des propositions visant à améliorer les mécanismes de suivi et à élargir la collaboration avec les pays influents impliqués dans les négociations, afin de faire progresser les réformes et de répondre aux aspirations du continent.
Lors d’une conférence de presse conjointe tenue à l’issue de la réunion, le ministre des Affaires étrangères par intérim, Taher Al-Baour, et le ministre des Affaires étrangères de la Sierra Léone et coordinateur du C10, Alhaji Timothy Musa Kabba, ont souligné l’importance de maintenir une position africaine unifiée et de poursuivre la coordination et les consultations entre les États membres. Ils ont également appelé à intensifier les efforts conjoints pour défendre les revendications de l’Afrique dans les instances internationales et renforcer le rôle du continent dans la prise de décision mondiale.
Selon le communiqué, la réunion s’est tenue à Tripoli dans le cadre des efforts déployés par la Libye pour soutenir l’action africaine commune, renforcer le rôle de l’Union africaine dans les affaires internationales et contribuer à une réforme globale et équitable du système des Nations Unies qui reflète les aspirations de l’Afrique et renforce son rôle dans le maintien de la paix et de la sécurité internationales.
Le C10 a été créé en 2005 lors du sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba pour promouvoir et défendre la position africaine commune sur la réforme du Conseil de sécurité de l’ONU.
MK/AK/Sf/APA





