Le président de la Chambre des représentants libyenne, Al-Saleheen Abdulnabi, a réaffirmé son soutien à l’accord du comité 4+4 et appelé à sa mise en œuvre rapide, lors d’une rencontre avec l’émissaire de l’ONU, Hanna Tetteh, à Benghazi.
Le président de la Chambre des représentants libyenne, Al-Saleheen Abdulnabi, a réitéré jeudi son appui à l’accord conclu dans le cadre du comité 4+4, en appelant à accélérer son application pour sortir le pays de l’impasse politique. Lors de ses échanges avec la représentante spéciale du secrétaire général des Nations unies pour la Libye, Hanna Tetteh, à Benghazi, il a insisté sur la nécessité de traduire les engagements politiques en mesures concrètes.
Le responsable libyen a également exhorté les Nations unies à adopter une position plus ferme à l’égard des acteurs qui entravent le processus politique. Il a notamment plaidé pour des mesures visant à responsabiliser les parties faisant obstacle aux efforts de règlement de la crise, alors que les divisions institutionnelles continuent de compliquer la réunification de l’Etat.
Abdulnabi a, par ailleurs, souligné l’urgence d’unifier les institutions libyennes, en particulier les organes souverains et les structures de contrôle, ainsi que le pouvoir judiciaire. Cette harmonisation institutionnelle constitue, selon les orientations défendues par les autorités parlementaires, une condition essentielle au rétablissement de la stabilité et à la préparation d’un processus politique crédible.
De son côté, Hanna Tetteh a fait état d’une convergence croissante entre les différentes institutions libyennes et relevé des avancées dans les discussions portant sur les questions encore en suspens. L’émissaire onusienne a appelé l’ensemble des parties à maintenir leur coopération afin de favoriser un consensus national et de créer les conditions d’une stabilisation durable du pays.
Ces discussions interviennent alors que les Nations unies poursuivent leurs efforts pour rapprocher les institutions rivales et relancer le processus politique libyen. Le pays demeure confronté à une fragmentation du pouvoir entre différentes autorités politiques et militaires, malgré plusieurs initiatives diplomatiques destinées à parvenir à un cadre institutionnel commun.
L’accord du comité 4+4 s’inscrit dans cette dynamique de recherche de compromis entre les principaux acteurs libyens. Son application effective reste toutefois tributaire de la capacité des parties à dépasser leurs divergences et à s’entendre sur les modalités de réunification des institutions et de règlement des dossiers politiques en suspens.
MK/AK/APA





