Le Premier ministre burkinabè, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a installé mardi à Ouagadougou le premier Conseil d’orientation de l’Institut des peuples noirs (IPN-FARAFINA), appelant l’Afrique à renforcer sa souveraineté intellectuelle et culturelle afin de devenir « actrice de son propre destin ».
Le Premier ministre du Burkina Faso, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, représentant le président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a présidé mardi à Ouagadougou la cérémonie d’installation du premier Conseil d’orientation de l’Institut des peuples noirs (IPN-FARAFINA).
Présenté comme un cadre de réflexion, de recherche et de promotion de la mémoire des peuples noirs, l’Institut ambitionne de contribuer à la souveraineté culturelle, scientifique et mémorielle du Burkina Faso, tout en soutenant la renaissance africaine.
Dans son allocution, le chef du gouvernement a souligné que la souveraineté ne se limite pas aux dimensions politique, économique ou militaire, mais s’étend également aux domaines culturel, linguistique, scientifique et historique.
« L’Afrique ne peut plus se contenter d’être un objet d’études ou de décisions prises ailleurs. Elle doit devenir actrice de son propre destin », a déclaré M. Ouédraogo, appelant l’Institut à devenir un outil de production de savoirs, d’innovations et de modèles de développement fondés sur les réalités africaines.
Le Conseil d’orientation est composé de douze personnalités issues des milieux universitaire, scientifique et panafricain. Son président, Claude Aimé Tassembedo, a affirmé que l’IPN-FARAFINA a vocation à devenir un centre d’excellence scientifique, un gardien de la mémoire historique des peuples noirs et un trait d’union entre le Burkina Faso, l’Afrique et sa diaspora.
À travers cette initiative, les autorités burkinabè entendent faire de l’Institut une référence continentale en matière de recherche, de valorisation des savoirs endogènes et de rayonnement culturel africain.
HO/te/APA







