Le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères a dénoncé des accusations « sans fondement » visant un ressortissant français arrêté au Mali, alors que Bamako affirme avoir déjoué une tentative de déstabilisation avec l’appui de soutiens étrangers.
La diplomatie française a rejeté samedi comme « sans fondement » les accusations visant un ressortissant français arrêté au Mali et soupçonné par les autorités de Bamako d’avoir participé à une tentative de déstabilisation des institutions, rapporte l’AFP.
« Un dialogue est en cours avec les autorités maliennes afin de dissiper tout malentendu », a indiqué le Quai d’Orsay, qui réclame la « libération sans délai » de ce membre de l’ambassade de France à Bamako.
La confirmation officielle de cette opération n’a été donnée que jeudi soir, lors du journal télévisé de l’ORTM, à travers un communiqué du gouvernement de transition. Selon le texte, l’opération menée le 1er août par les services spécialisés a permis de « mettre en échec » un « groupuscule d’éléments marginaux » des forces armées et de sécurité soupçonnés de préparer un complot « avec l’appui présumé de soutiens étrangers ».
Parmi les personnes interpellées figure Yann Christian Bernard Vezilier, ressortissant français et officier mécanicien de l’air. Les autorités maliennes le présentent comme agissant pour le compte du renseignement français, une accusation que Paris dément fermement.
Le général de brigade Abass Dembélé, ancien gouverneur de Mopti et fils du colonel Koké Dembélé, ainsi que la générale de brigade Néma Sagara, première femme à atteindre ce grade dans l’Armée de l’air malienne, comptent également parmi les arrestés. Le communiqué cite aussi plusieurs autres officiers et sous-officiers maliens.
Le gouvernement assure que la situation est « totalement sous contrôle » et que les enquêtes se poursuivent pour identifier d’éventuels complices. En janvier dernier, le président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, avait déjà mis en garde contre des complots extérieurs visant à déstabiliser le Mali et la Confédération des États du Sahel (AES).
AC/Sf/APA







