Le Caire alerte Washington sur les répercussions économiques régionales liées à l’escalade militaire et sollicite un appui financier. Cet appel a été formulé par le chef de la diplomatie, Badr Abdelatty, lors d’un entretien téléphonique avec son homologue américain Marco Rubio, dans un environnement marqué par une intensification des tensions au Moyen-Orient.
Cet appel s’explique par une inquiétude croissante des autorités égyptiennes face aux répercussions directes de la situation sécuritaire sur les équilibres macroéconomiques du pays. Le ministre égyptien des Affaires étrangères a insisté sur la nécessité d’assurer des liquidités suffisantes pour absorber les effets de la hausse des prix de l’énergie et des produits alimentaires, qui accentuent les déséquilibres internes. Il a également plaidé pour une mobilisation internationale afin de contenir ces effets et de préserver la stabilité économique nationale.
La pression économique se traduit déjà par une dégradation de plusieurs sources de revenus clés. Les autorités égyptiennes signalent un recul des recettes issues du tourisme et du canal de Suez, ainsi qu’une baisse du trafic maritime en mer Rouge, autant d’indicateurs directement affectés par les tensions régionales. Ces évolutions contribuent à fragiliser les entrées de devises, élément central pour une économie fortement exposée aux fluctuations extérieures.
Face à ces dynamiques, Le Caire insiste parallèlement sur l’urgence d’une désescalade grâce aux canaux diplomatiques. Badr Abdelatty a souligné la nécessité de privilégier des solutions politiques pour contenir les conflits en cours, rappelant que la stabilité régionale conditionne directement les perspectives économiques du pays. Washington a, de son côté, salué le rôle de médiation de l’Égypte dans plusieurs dossiers sensibles, notamment en matière de gestion des crises régionales.
Cette séquence diplomatique s’accompagne d’une intensification des initiatives politiques. Une réunion ministérielle consacrée aux négociations autour de l’Iran doit se tenir au début de la semaine suivante, traduisant la volonté du Caire de peser dans les dynamiques de sortie de crise. En parallèle, l’Égypte continue d’intervenir sur plusieurs fronts, de Gaza au Soudan, en passant par le Liban, mettant en avant des solutions politiques et humanitaires.
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