Un exercice conjoint maroco-américain mobilisant 19 pays africains se tiendra du 20 avril au 8 mai sur plusieurs sites stratégiques du Royaume.
L’exercice African Lion 2026 se déroulera du 20 avril au 8 mai dans plusieurs villes marocaines, notamment Agadir, Tan-Tan, Taroudant, Kénitra et Benguerir, selon des informations confirmées par des responsables américains et militaires.
Lancée en 2004 dans le cadre d’une coopération bilatérale entre les Forces armées royales (FAR) et les États-Unis, cette 22e édition s’inscrit dans la continuité d’un partenariat sécuritaire ancien, structurant pour l’Afrique du Nord et au-delà.
La préparation de cette édition a été évoquée lors d’un échange entre Massad Boulos, conseiller spécial du président américain pour les affaires africaines et arabes, et le général Dagvin Anderson, commandant de l’AFRICOM. Les discussions ont porté sur le renforcement de la coordination sécuritaire régionale, avec African Lion et l’exercice Flintlock comme piliers opérationnels. Washington met en avant une logique d’intégration des partenaires africains dans des dispositifs conjoints visant à consolider la stabilité régionale.
Cette orientation s’appuie sur une relation historique entre Rabat et Washington, régulièrement rappelée par les responsables militaires américains. Le général Anderson a ainsi souligné que le Maroc occupe une place centrale dans le dispositif africain de l’AFRICOM, en raison de la profondeur de la coopération bilatérale et de son rôle dans les équilibres sécuritaires continentaux.
Cette dynamique se traduit également par des projets de centres d’excellence en matière de lutte contre le terrorisme au Maroc, conçus comme des relais régionaux au service des pays africains.
Sur le plan opérationnel, African Lion 2026 réunira 19 pays africains, aux côtés de partenaires européens et internationaux. L’exercice se distingue par l’intégration de plus de 40 fournisseurs technologiques, mobilisés pour tester des systèmes avancés dans des conditions réelles. Les dispositifs incluent notamment des plateformes de commandement, des capacités d’attaque et des systèmes de défense, déployés par plusieurs unités spécialisées américaines.
Cette dimension technologique traduit une évolution des exercices militaires vers des formats hybrides, combinant entraînement classique et expérimentation. Les responsables américains affirment vouloir réduire le délai entre innovation et utilisation sur le terrain, en s’appuyant sur le Maroc comme plateforme de validation à l’échelle africaine.
Les éditions précédentes avaient déjà mobilisé plus de 40 000 soldats, selon les FAR, confirmant le statut d’African Lion comme principal exercice militaire du continent. La montée en puissance de cette initiative illustre une recomposition progressive des coopérations sécuritaires en Afrique, où le Maroc consolide son positionnement en tant qu’acteur central des partenariats stratégiques.
MK/AK/Sf/APA






