Après la saisine du procureur de la République, le mardi 23 septembre 2025, suite à l’invalidation de sa candidature à l’élection présidentielle d’octobre 2025, M. Affi N’Guessan a été auditionné, ce jeudi 25 septembre 2025, par la police criminelle.
« J’ai porté plainte parce que je ne sais pas qui a été à la base des manipulations de mon dossier (de candidature), donc le parquet a commis la police criminelle de rechercher les auteurs et de s’assurer qu’effectivement il y a eu manipulation », a dit M. Affi à la presse.
« Que mes droits soient reconnus, à savoir que le dossier qui a servi de base (à la décision du Conseil constitutionnel), n’est pas le dossier originel déposé (par la Commission électorale indépendante) au Conseil constitutionnel », a-t-il déclaré.
Son objectif, à travers cette saisine, « est d’abord d’être pris en compte sur la liste électorale », considérant avoir « rempli toutes les conditions », qu’il s’agisse des conditions administratives comme celles relatives au parrainage, et donc ayant le droit de participer à cette élection.
M. Affi a soutient que le Conseil constitutionnel leur a « attribué » 46 546 parrainages, alors que, selon lui, sur la clé USB déposée à la CEI, le chiffre s’élève à 44 382 parrains dans 20 régions, soit 120,49 % du nombre nécessaire, évoquant ostensiblement un écart.
« Entre les deux institutions, il existe un différentiel de 2 164 parrainages. Ce n’est évidemment pas acceptable », a-t-il dit, estimant qu’il est « évident » que le dossier de parrainages analysé par le Conseil constitutionnel pour « révoquer » sa candidature n’est pas celui que le parti a déposé à la CEI.
« Nous n’acceptons pas avoir été exclus et ce que nous revendiquons, c’est que nous soyons reconduits dans nos droits pour pouvoir participer aux élections présidentielles » du 25 octobre 2025, a insisté l’ex-Premier ministre, Affi N’Guessan.
Il a, toutefois, assuré faire confiance à la justice ivoirienne et espère que les personnes qui doivent être interrogées, seront contactées.
Du reste, dit-il : « que la justice fasse la preuve de son indépendance et son impartialité afin que la vérité éclate ».
AP/Sf/APA





