Pendant les trois jours du Symposium fiscal africain, à Rabat, des représentants d’administrations fiscales, de ministères des finances, du secteur privé, du monde universitaire et d’organisations internationales débattront de l’avenir fiscal du continent dans un contexte mondial en pleine mutation.
La 11-ème édition du Symposium fiscal africain du Centre d’études sur la fiscalité africaine (CSAT – Centre for Studies in African Taxation) de l’IBFD (International Bureau of Fiscal Documentation) s’est ouverte, mercredi 3 juin à Rabat, sous le thème sous le thème « Tendances de la fiscalité internationale-Une perspective africaine ».
Organisé en partenariat avec la Direction générale des impôts du Royaume du Maroc, pour la première fois dans un pays d’Afrique du Nord, ce symposium de trois jours réunit des représentants d’administrations fiscales, de ministères des finances, du secteur privé, du monde universitaire et d’organisations internationales pour débattre de l’avenir fiscal de l’Afrique dans un monde en pleine recomposition.
Intervenant à l’ouverture de cet événement, Belema Obuoforibo, présidente du CSAT et membre du Conseil exécutif de l’IBFD, a rappelé la vocation fondatrice de ce symposium, conçu comme une plateforme destinée à favoriser l’émergence de réponses africaines structurées aux enjeux majeurs de la fiscalité internationale.
Elle a fait un état des lieux du contexte fiscal mondial, marqué par les incertitudes persistantes entourant le multilatéralisme et par les avancées contrastées enregistrées dans la mise en œuvre de l’impôt minimum mondial, estimant que les négociations en cours aux Nations Unies en vue de l’élaboration d’une convention-cadre sur la coopération fiscale internationale constituent « un espoir pour le multilatéralisme ».
Mme Obuoforibo a également mis en exergue l’irruption de l’intelligence artificielle (IA) dans le champ fiscal, relevant que cette révolution technologique ouvre des perspectives considérables pour les décideurs publics, les législateurs et les administrations fiscales.
De son côté, le directeur général de l’IBFD, Jan Maarten Slagter, a souligné que le Maroc, ainsi que l’Afrique du Nord dans son ensemble, reflètent la diversité des trajectoires économiques du continent et leur intégration croissante aux chaînes de valeur mondiales. Il a notamment mis l’accent sur l’ambition du Royaume de se positionner comme un hub stratégique reliant l’Europe, l’Afrique et le reste du monde.
Il a réaffirmé la conviction de l’IBFD selon laquelle l’Afrique ne saurait demeurer un simple récepteur des évolutions de la fiscalité internationale, mais doit pleinement contribuer à la définition des règles qui encadrent la gouvernance fiscale mondiale.
À l’instar des éditions précédentes de ce symposium, une session spéciale « Focus sur le pays hôte » est consacrée à la prévention et à la résolution efficaces des litiges fiscaux au Maroc.
Le programme technique s’articule autour de huit sessions thématiques couvrant notamment la fiscalité des services transfrontaliers, les prix de transfert, l’application des conventions fiscales, le commerce et l’investissement, ainsi que l’administration fiscale du futur à l’ère du numérique et de l’IA.
AK/Sf/APA






