Les Journées nationales du producteur de coton, de l’anacarde et du karité (JNPCA 2026), un événement clé pour célébrer les acteurs de ces trois filières et promouvoir les investissements, se déroulera pour l’édition 2026, à Yamoussoukro après Abidjan.
La deuxième édition des JNPCA se tiendra les 23 et 24 janvier 2026 à la Fondation Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix de Yamoussoukro, a annoncé ce lundi 24 novembre 2025, à Abidjan, le directeur général du Conseil du coton et de l’anacarde, Mamadou Berté, face à la presse.
Mamadou Berté, directeur général du Conseil du coton, de l’anacarde et maintenant du karité, organe de régulation de ces filières, a déclaré que l’édition 2026 vise une participation importante des producteurs, des exportateurs et des acteurs économiques, annonçant environ 7.000 participants.
En choisissant Yamoussoukro (centre), « nous avons voulu être plus proches de nos producteurs », a-t-il expliqué, avant d’indiquer que l’édition 2026 des JNPCA « va officiellement accueillir une nouvelle filière, la filière karité, désormais régulée par le Conseil du coton et de l’anacarde. »
L’édition 2026, dira-t-il, sera placée sous le thème « Renforcer la résilience et la compétitivité des filières coton, anacarde et karité pour des producteurs plus professionnels ». Ceci, pour traduire la volonté d’accompagner la transformation structurelle des trois filières autour de la durabilité, de l’innovation et de la professionnalisation.
Il a, ensuite, fait savoir que les JNPCA ont été instituées pour offrir « une tribune nationale à celles et ceux qui contribuent, par leur travail quotidien, à la performance de ces filières agricoles essentielles à l’économie ivoirienne. »
Le directeur général du Conseil du coton et de l’anacarde a mentionné qu’il est prévu durant ces deux journées des récompenses des acteurs de ces trois filières, ainsi que des expositions de produits, des conférences et panels scientifiques autour de cinq sous-thèmes stratégiques.
Le Conseil prévoit d’annoncer le prix d’achat de la noix de cajou à cette édition, où 29 prix seront décernés aux acteurs, dont 13 prix pour la filière anacarde, 9 prix pour la filière coton, cinq prix pour la filière karité et deux prix dédiés à l’écologie.
Pour participer aux différents prix pour cette édition 2026, les acteurs de la filière sont invités à déposer auprès des directions régionales de l’organe de régulation leurs dossiers. Et ce, jusqu’au 25 novembre 2025. Pour égayer les producteurs, le Conseil annonce un grand concert.
Au-delà de ces journées de reconnaissance, les JNPCA se veulent un espace d’échanges et de mise en réseau entre les acteurs des filières, de valorisation des produits et sous-produits, de présentation des innovations technologiques et pour sceller des partenariats structurants, a souligné Mamadou Berté.
Les filières coton, anacarde et karité sont au cœur du développement socio-économique des régions Nord, Est et du Centre de la Côte d’Ivoire. Elles constituent des leviers essentiels de croissance, générant des revenus substantiels pour les populations rurales.
Depuis la réforme des filières coton et anacarde en 2013, élargie en avril 2025 à la filière karité, la Côte d’Ivoire a connu des avancées notables dans la structuration, la productivité et la compétitivité de ces chaînes de valeur agricoles.
La production de coton graine est passée de 352 134 tonnes en 2012-2013 à 559 483 tonnes en 2020-2021, avant de connaître une chute avec la crise des jassides (insectes). Aujourd’hui, la production enregistre une remontée « encourageante. »
Quant à la filière anacarde, la production nationale est passée de 450 000 tonnes en 2012 à environ 1,5 million de tonnes en 2025. Cependant, malgré ces acquis, les producteurs, véritables artisans de ces succès, restent insuffisamment valorisés.
Pour combler ce déficit de reconnaissance et promouvoir la consommation locale, l’organe de régulation de ces filières a initié depuis 2025 les Journées nationales du producteur du coton, de l’anacarde (JNPCA). Désormais, la filière karité est associée au portefeuille du Conseil coton et anacarde.
Mamadou Berté a insinué que le Conseil entend rendre « prospères » les producteurs. Dans cette optique, son institution qui s’emploie à déployer des moyens pour un meilleur accompagnement, a mis en place, au niveau du cajou, un fonds d’appui à la commercialisation pour réguler le marché.
Il a relevé qu’au niveau de la filière cajou, une production de 1,525 million de tonnes ont été déjà réalisées. En outre, les transformateurs ont enlevé 650 000 tonnes et sont en train de transformer 444 000 tonnes contre 400 000 attendues.
Le taux de transformation de la noix de cajou en Côte d’Ivoire est estimé à 40%, a renseigné Mamadou Berté, qui a souligné que 810 000 tonnes de noix de cajou ont été déjà exportées par le pays qui vise 100% de transformation de noix de cajou à l’instar du Vietnam et de l’Inde.
La première édition des JNPCA, tenue les 17 et 18 janvier 2025, au Parc des expositions d’Abidjan, a enregistré plus de 6.000 participants, avec des panels de haut niveau, des distinctions nationales et des conventions d’envergure qui ont marqué cet événement.
AP/Sf/APA






