L’Alliance des patronats francophones (APF) a mené du 22 au 27 mars 2026 une mission économique d’envergure en Belgique et au Luxembourg. Sous l’impulsion de son président, Ahmed Cissé, une délégation de haut niveau a jeté les bases d’une coopération renforcée entre les secteurs privés de l’espace francophone.
C’est une étape charnière pour la diplomatie économique des patronats francophones. Durant six jours, une trentaine de décideurs issus de 12 pays ont parcouru les centres névralgiques de l’économie européenne.
L’objectif affiché par le Président Ahmed Cissé est sans équivoque : transformer la langue partagée en un moteur de croissance concrète. « La francophonie économique n’est pas un héritage figé. C’est un espace d’opportunités à construire ensemble », a-t-il déclaré dès l’ouverture.
La mission a débuté à Bruxelles, au cœur de la Chambre de commerce et d’industrie (BECI). Accueillie par Thierry Willemarck (BECI) et Pierre Mottet (AKT for Wallonia), la délégation a pu s’immerger dans la structuration du secteur privé belge.
Au-delà des rencontres B2B, l’étape bruxelloise a pris une dimension politique majeure avec des échanges au Parlement et à la Commission européenne. Les discussions ont porté sur la stratégie Global Gateway, pilier des investissements européens à l’international, avec un accent particulier mis sur le développement des corridors logistiques en Afrique.
Ce volet belge s’est conclu en Wallonie, où Willy Borsus, Président du Parlement wallon, a reçu les délégués pour célébrer l’identité francophone commune.

Au Grand-Duché, la délégation a été reçue par Fernard Ersnster à la Chambre de commerce. Ce fut l’occasion pour Stéphane Aka-Anghui, Directeur exécutif de la CGECI, de promouvoir l’attractivité de la Côte d’Ivoire à travers son Plan national de développement (PND).
La mission a également permis de lever le voile sur les prochaines échéances majeures, notamment la Rencontre des entrepreneurs francophones (REF 2026) qui se tiendra au Cambodge en novembre prochain.
L’un des points d’orgue de ce roadshow fut la visite de la Banque européenne d’investissement (BEI). En cohérence avec la volonté d’Ahmed Cissé de rapprocher l’APF des bailleurs de fonds internationaux (BAD, SFI, Afreximbank), cette rencontre visait un but précis : faciliter l’accès au financement pour les entreprises de l’espace francophone.
Après la Belgique et le Luxembourg, la délégation a poursuivi sa route vers la Suisse pour la suite de cette offensive économique qui entend faire de la francophonie un levier de richesse pour 400 millions de locuteurs dans le monde.
Accueillie par la Fédération des entreprises romandes (FER), notamment par son président Ivan Slatkine et son directeur général, Arnaud Burgin, la délégation a entamé ce volet helvétique sous le signe de la convivialité entre membres d’une Alliance qui a la même langue en partage : le français.

Ahmed Cissé a souligné la pertinence de cette escale en ces termes : « Dans un monde économique parfois agité, venir parler d’investissement en Suisse est toujours rassurant : c’est l’un des rares endroits où la stabilité est presque devenue une marque nationale ».
Les échanges se sont poursuivis lors d’un dîner auquel s’est jointe Mme Désyrée Fouqueray, administratrice et représentante de la CGECI (Patronat ivoirien) au Conseil d’administration du Bureau international du travail (BIT).
Le 26 mars, la délégation s’est rendue au Campus SPARK- centre de formation professionnelle, créé et géré par le Patronat de Genève, pour nouer des relations avec les membres de la FER et participer à des sessions sur les opportunités économiques de la Suisse, de la Côte d’Ivoire et d’Andorre, ainsi que sur les activités de l’OIF et la REF 2026.
Après une visite des installations du campus dédié à l’apprentissage d’une vingtaine de métiers, Alexandre Planelles, directeur général de l’APF, a clos la mission en saluant chaleureusement la qualité de l’accueil réservé par la FER et ses partenaires suisses.
Au terme de ces six jours, le roadshow a posé des jalons concrets : dialogue avec les institutions de l’Union européenne, exploration des financements de la BEI et échanges B2B dans les secteurs de l’énergie, de la logistique, du numérique et de l’agro-industrie, avec pour ambition de faire de la langue française un levier de développement de la richesse au service des 400 millions de francophones dans le monde.
AP/Sf/APA






