British International Investment (BII), l’institution britannique de financement du développement et investisseur à impact, a lancé vendredi sa nouvelle stratégie d’investissement pour la période 2026-2031.
Cette initiative réaffirme l’engagement du Royaume-Uni à soutenir la croissance économique durable, la création d’emplois et la résilience climatique à travers des investissements dans le secteur privé en Afrique.
Le lancement, organisé à Nairobi, marque une nouvelle étape dans le partenariat économique entre le Royaume-Uni et le Kenya. Il s’inscrit dans la continuité des interventions de BII en Afrique de l’Est, où l’institution a engagé environ 154,8 milliards de shillings kenyans (KSh) au cours de sa précédente stratégie quinquennale.
Dans le cadre de cette nouvelle feuille de route, BII prévoit d’investir environ 864,3 milliards de KSh sur ses fonds propres et de mobiliser jusqu’à 683,7 milliards de KSh de capitaux privés à l’échelle du continent africain.
Au Kenya, cette orientation se traduira par un renforcement des investissements dans les entreprises et les infrastructures, ainsi que par la mobilisation de capitaux institutionnels supplémentaires pour favoriser les flux d’investissements dans l’économie.
À cet effet, BII entend travailler avec des partenaires publics et privés pour renforcer les marchés financiers, développer les mécanismes d’investissement et lever les obstacles qui empêchent les capitaux de financer les entreprises productives et les infrastructures essentielles.
L’institution prévoit également de porter à au moins 40 % la part de ses investissements consacrés au climat, afin d’accompagner la transition vers les énergies renouvelables et le renforcement des réseaux électriques. Cette ambition devrait permettre d’alimenter 10 millions de foyers en énergie propre.
La stratégie vise aussi à soutenir la création d’emplois et d’opportunités économiques pour 10 millions de personnes en Afrique. BII entend notamment consacrer au moins 30 % de ses investissements directs à l’amélioration des perspectives économiques des femmes.
Lors de la cérémonie de lancement, le haut-commissaire britannique au Kenya, Matt Baugh, a insisté sur le rôle de l’investissement dans le renforcement du partenariat entre les deux pays.
« Le Royaume-Uni et le Kenya investissent ensemble sur le long terme, en soutenant les entreprises et les entrepreneurs qui créent des emplois et stimulent la croissance. Grâce à la nouvelle stratégie de British International Investment, nous débloquerons davantage d’investissements et aiderons les entreprises kenyanes à se développer et à réussir », a-t-il déclaré.
Il a ajouté que cette coopération devait permettre de transformer les investissements en emplois et en opportunités pour les populations, tout en contribuant à une prospérité partagée.
De son côté, la ministre britannique chargée du Développement international et de l’Afrique, Kirsty McNeill, a salué le potentiel économique du Kenya, qu’elle a présenté comme l’une des économies les plus dynamiques du continent.
Elle a estimé que la nouvelle stratégie de BII permettrait au Royaume-Uni de développer un partenariat axé sur la mobilisation des investissements privés, le renforcement des systèmes financiers et la coopération avec les acteurs locaux.
Le directeur général de BII, Leslie Maasdorp, a pour sa part souligné que la stratégie ne se limitait pas à l’utilisation des ressources propres de l’institution, mais visait également à attirer des financements supplémentaires.
Il a invité les acteurs locaux du secteur financier à s’associer à BII pour orienter davantage les capitaux nationaux vers les entreprises productives et les infrastructures, estimant que le Kenya disposait d’importantes ressources financières susceptibles de soutenir son développement.
Au Kenya, les entreprises accompagnées par BII représentent plus de 57 000 emplois directs dans plus de 120 sociétés. Elles contribuent également aux recettes publiques, avec plus de 62 milliards de shillings kenyans versés en impôts.
À travers BII et leur partenariat économique, Londres et Nairobi entendent ainsi renforcer les investissements, soutenir le développement des entreprises et favoriser la création d’emplois durables.
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