Le Togo figure parmi les pays africains les plus performants en matière de droits économiques des femmes, selon la Banque mondiale.
Les avancées du Togo dans le domaine des droits économiques des femmes ont été mises en lumière dans le rapport « Women, Business and the Law 2026 » du Groupe de la Banque mondiale, présenté officiellement vendredi à Lomé.
La cérémonie de lancement, dirigée par Sandra Ablamba Johnson, ministre et Secrétaire générale de la Présidence du Conseil, a rassemblé des membres du gouvernement, des partenaires techniques et financiers ainsi que des représentants du système des Nations Unies.
D’après ce rapport, le Togo occupe la deuxième place en Afrique pour le pilier relatif aux cadres juridiques, avec un score de 79,33 sur 100. Il se situe derrière l’Île Maurice, mais devant la Côte d’Ivoire et le Cap-Vert.
Les autorités togolaises estiment que ce résultat traduit les réformes menées ces dernières années en faveur de l’égalité économique. Sandra Ablamba Johnson a souligné que ce classement témoigne avant tout de la solidité du dispositif juridique du pays, tout en appelant à maintenir cette dynamique.
Ces performances reposent notamment sur des progrès législatifs dans plusieurs secteurs clés. Le Togo obtient ainsi la note maximale en matière de rémunération, de mariage, de gestion des actifs et de retraite, ce qui reflète un haut niveau d’égalité formelle.
Le rapport met également en évidence des avancées dans des domaines tels que l’entrepreneuriat, la parentalité et l’aménagement de conditions de travail plus flexibles, contribuant à une meilleure inclusion économique des femmes.
Tony Verheijen, représentant résident de la Banque mondiale, a salué des efforts législatifs constants et a réaffirmé l’engagement de l’institution à accompagner le Togo dans la consolidation de ces acquis.
Portant sur 190 économies, le rapport analyse les cadres juridiques, les politiques publiques ainsi que l’application effective des droits des femmes dans huit domaines liés à leur participation à la vie économique.
Les autorités togolaises entendent poursuivre les réformes afin de renforcer les mécanismes de soutien et de promouvoir une croissance inclusive et durable.
RNK/te/Sf/APA







