De longues files d’attente se sont formées mercredi dans la capitale mozambicaine Maputo, alors que plusieurs stations-service ont fermé faute d’essence et de gazole, ne laissant qu’un nombre limité de points de distribution encore opérationnels et provoquant d’importants embouteillages.
Situation tendue à Maputo autour des stations-service. Certains automobilistes, à court de carburant, ont été vus poussant leurs véhicules à la recherche de stations encore approvisionnées. Dans les rares points de vente ouverts, les achats étaient limités à 1 000 meticais (environ 15,50 dollars), tandis que de nombreux conducteurs faisaient le tour des quartiers dans l’espoir de se ravitailler.
Plusieurs stations ont totalement cessé leurs activités, leur personnel attendant devant des pompes à sec. Une application mobile développée localement pour signaler les stations encore ouvertes a largement circulé sur les réseaux sociaux, les automobilistes s’y référant pour tenter de trouver du carburant.
Ces tensions interviennent dans un contexte de pression sur les marchés pétroliers mondiaux, lié notamment au conflit au Moyen-Orient, qui perturbe les routes maritimes, augmente les coûts d’assurance et ralentit les livraisons. Plusieurs économies africaines dépendantes des importations de carburant en subissent les effets.
Le Mozambique, pour sa part, n’a pas procédé à une hausse des prix à la pompe, contrairement à certains pays de la SADC qui ont ajusté leurs tarifs pour amortir la flambée des cours internationaux. Toutefois, la pénurie observée à Maputo révèle des tensions croissantes sur la chaîne d’approvisionnement.
Les autorités n’ont pas encore communiqué de calendrier pour un retour à la normale, tandis que la situation continue de se dégrader avec l’allongement des files d’attente et la fermeture progressive de nouvelles stations.
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