Bamako et le Fonds monétaire international préparent l’ouverture de négociations sur un programme économique soutenu par une Facilité élargie de crédit. Une mission du Fonds a achevé, le 9 octobre, cinq jours d’échanges avec les autorités maliennes.
Le Mali pourrait renouer avec un programme de financement pluriannuel du Fonds monétaire international après l’achèvement de son programme de référence, dispositif dépourvu de décaissements directs qui avait encadré les réformes économiques du pays depuis mars 2025.
Une délégation du FMI a séjourné à Bamako du 5 au 9 octobre pour examiner la situation macroéconomique et les conditions d’une éventuelle Facilité élargie de crédit (FEC), a annoncé le ministère malien de l’Économie et des Finances.
La mission a rencontré les responsables des départements chargés des Finances, des Mines, de l’Énergie et du Commerce. Les échanges ont porté sur la croissance, l’inflation, les finances publiques, le secteur bancaire et les comptes extérieurs.
Le ministère situe la prochaine étape dans la transmission d’informations complémentaires et la tenue de visioconférences. Ces travaux doivent préparer l’ouverture formelle des négociations.
Une Facilité élargie de crédit donnerait au Mali accès à des ressources concessionnelles sur plusieurs années, en contrepartie d’un programme de politiques économiques et de réformes évalué périodiquement par le FMI. Le montant, la durée et les mesures associées seront définis durant les discussions.
La direction du Fonds avait approuvé, le 18 mars, la seconde et dernière revue du programme de référence conclu avec Bamako. Le FMI estimait alors que les objectifs quantitatifs et les repères structurels avaient été atteints, notamment dans la numérisation des recettes fiscales et l’amélioration de la gestion des comptes publics.
L’institution avait également signalé une reprise progressive de l’économie malienne après le recul de la production aurifère et les perturbations de l’approvisionnement en carburant enregistrées en 2025. Elle appelait à renforcer la mobilisation des recettes et à préserver les dépenses sociales et les investissements publics.
La mission d’octobre ouvre donc une phase plus engageante dans les relations entre Bamako et le FMI. La conclusion d’un accord nécessitera d’abord une entente entre les services du Fonds et les autorités maliennes, avant l’examen du programme par le conseil d’administration de l’institution.
MD/te/APA





