Un échange d’accusations oppose le président de la Chambre des représentants et son vice-président sur la responsabilité d’une décision fiscale controversée en Libya.
Un différend public a éclaté au sein de la direction de la Chambre des représentants libyenne (HoR) à propos d’une décision controversée relative à l’imposition de nouvelles taxes sur les marchandises. Le vice-président du Parlement, Fawzi Al-Nuwairi, a rejeté toute responsabilité dans l’adoption de cette mesure lors de la session parlementaire du 13 janvier, dénonçant des déclarations « inexactes » attribuées au président de l’institution, Aqila Saleh.
Dans un communiqué de clarification, Al-Nuwairi a affirmé qu’aucune discussion ni décision concernant l’imposition de taxes sur les biens n’avait été abordée lors de la séance qu’il a présidée après le départ d’Aqila Saleh. Selon lui, la session s’est limitée à l’examen des points déjà inscrits à l’ordre du jour. Il a également indiqué que le déroulement des débats était « documenté et vérifiable » grâce aux enregistrements officiels de la réunion.
La polémique trouve son origine dans un point de presse du président de la Chambre des représentants. Aqila Saleh y a déclaré que la décision d’imposer des taxes avait été adoptée lors de la session du 13 janvier, tout en précisant qu’il n’était pas présent au moment où la mesure avait été soumise au vote. Cette déclaration a été interprétée comme une manière d’attribuer implicitement la responsabilité de la décision au vice-président ayant présidé la séance.
Dans la même intervention, Saleh a indiqué avoir demandé la suspension de l’application de la taxe sur les biens de consommation et les produits de première nécessité afin d’éviter d’alourdir la charge pesant sur les citoyens. Il a également affirmé avoir sollicité le gouverneur de la Banque centrale de Libye pour maintenir cette suspension jusqu’à ce que la question soit de nouveau examinée par le Parlement.
Fawzi Al-Nuwairi a vivement contesté cette version des faits, estimant que ces déclarations constituent une tentative de transférer la responsabilité politique de la mesure. Selon lui, les correspondances officielles relatives à l’instauration de la taxe ainsi que les communications publiques publiées à ce sujet proviennent directement du président de la Chambre des représentants.
« La responsabilité politique et juridique de cette décision incombe au président de la Chambre et ne peut être imputée à d’autres », a déclaré Al-Nuwairi dans son communiqué, accusant Aqila Saleh de diffuser des informations trompeuses.
Le vice-président du Parlement a également annoncé son intention d’engager des démarches juridiques afin de contester ces déclarations et de « préserver la vérité » devant l’opinion publique.
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