Un avion de transport militaire algérien s’est écrasé jeudi près de la base aérienne de Boufarik, au sud d’Alger, provoquant la mort de deux militaires et blessant quatre autres membres de l’équipage, selon un communiqué officiel de l’armée.
Un nouvel accident d’avion ayant fait deux morts près d’une base au sud d’Alger relance les interrogations sur la fréquence des crashs impliquant des appareils militaires dans le pays.
Selon les autorités militaires algériennes, l’accident s’est produit le 5 mars 2026 vers midi, peu après le décollage d’un appareil de transport léger Beechcraft BE-1900 depuis la base aérienne de Boufarik, située à une cinquantaine de kilomètres de la capitale. L’avion, engagé dans une mission opérationnelle, transportait un équipage de six personnes.
Deux militaires ont été tués dans le crash tandis que les quatre autres ont été blessés, dont l’un grièvement. Les survivants ont été transférés vers l’hôpital militaire central pour recevoir des soins.
À la suite de l’accident, le chef d’état-major de l’Armée nationale populaire et ministre délégué auprès du ministère de la Défense nationale, le général Saïd Chengriha, a ordonné l’ouverture d’une enquête afin de déterminer les circonstances exactes du crash. Les autorités militaires n’ont pour l’heure fourni aucun détail sur les causes techniques ou opérationnelles de l’incident.
Cet accident s’inscrit dans une série d’incidents aériens militaires enregistrés ces dernières années en Algérie. En mars 2025, un lieutenant-colonel de l’armée de l’air avait trouvé la mort après le crash d’un Sukhoï Su-30 lors d’un exercice d’entraînement dans la région d’Aoulef, dans la wilaya d’Adrar. Quelques mois plus tard, en août 2025, un avion de reconnaissance de fabrication tchèque Zlin s’était écrasé près de Jijel, entraînant la mort de quatre personnes engagées dans une mission de formation.
D’autres accidents ont été recensés ces dernières années. En février 2024, un hélicoptère Mi-171 de fabrication russe s’était écrasé, provoquant la mort de trois militaires. Plus tôt encore, en février 2014, le crash d’un avion de transport militaire C-130 Hercules dans l’est du pays avait fait 77 morts. La catastrophe la plus meurtrière reste toutefois celle d’avril 2018, lorsqu’un avion de transport Ilouchine-76 s’était écrasé peu après son décollage de la base de Boufarik, causant la mort de 257 personnes, principalement des militaires et des membres de leurs familles.
Au total, plus d’une quinzaine d’accidents impliquant avions, hélicoptères ou drones militaires ont été recensés en Algérie au cours de la dernière décennie, certains ayant entraîné des pertes humaines importantes. Ces incidents ont concerné aussi bien des avions de combat que des appareils de transport ou de reconnaissance.
Plusieurs facteurs sont régulièrement évoqués par des observateurs du secteur de la défense pour expliquer cette fréquence d’accidents. Parmi eux figurent le vieillissement d’une partie de la flotte, largement composée d’équipements d’origine russe, les contraintes liées à l’approvisionnement en pièces de rechange ainsi que les exigences de maintenance de ces appareils. Les autorités militaires algériennes n’ont toutefois pas officiellement attribué ces incidents à une cause structurelle précise.
MK/Ak/Sf/APA







