Le Groupe de la Banque africaine de développement et le Mécanisme européen de stabilité (MES) ont signé, mercredi à Washington, un protocole d’accord destiné à renforcer et à formaliser leur coopération.
Une signature d’accord de coopération renforcée entre la BAD et le MES s’est déroulée en marge des réunions de printemps 2026 du Fonds monétaire international (FMI) et du Groupe de la Banque mondiale.
Ce partenariat vise à intensifier les échanges entre les deux institutions, notamment à travers le renforcement des capacités, le partage de connaissances et la recherche. Il prévoit également un dialogue technique accru, des échanges d’informations, l’organisation de séminaires conjoints ainsi que des interactions entre les équipes, dans le respect des règles internes de chaque organisation.
Le directeur général du MES, Pierre Gramegna, a souligné l’importance de cette coopération dans un contexte mondial marqué par des chocs économiques fréquents. Selon lui, ce protocole offre un cadre structuré pour approfondir le dialogue et partager l’expertise du MES, notamment en matière de financement de marché, de gouvernance et de gestion des crises.
De son côté, le président du Groupe de la Banque africaine de développement, Sidi Ould Tah, a indiqué que cet accord reflète une volonté commune de promouvoir des échanges mutuellement bénéfiques. Il a notamment insisté sur l’importance de s’inspirer des meilleures pratiques internationales dans la perspective de la mise en place d’un mécanisme africain de stabilité financière, une priorité soutenue par l’Union africaine.
L’Afrique demeure en effet la seule région du monde à ne pas disposer d’un mécanisme régional de stabilité financière, et cette coopération devrait contribuer à renforcer la résilience et la stabilité financière du continent.
TE/Sf/APA







