L’opérateur public Canalink, dépendant du Conseil insulaire de Tenerife, va investir 69,8 millions d’euros pour renforcer son réseau sous-marin et étendre son architecture numérique, ont annoncé lundi les autorités locales. Le programme comprend une nouvelle liaison vers Tarfaya, au sud du Maroc, dans le cadre du projet Tarfaya.
Selon Tenerife, la stratégie d’investissement de Canalink, y compris la nouvelle liaison vers Tarfaye, vise à positionner les Canaries comme un carrefour numérique reliant l’Europe, l’Afrique et l’Atlantique. Les responsables affirment que l’extension des câbles sous-marins doit soutenir la transformation technologique de l’archipel, en créant un environnement plus attractif pour les entreprises innovantes.
Le projet Tarfaya représente un investissement de 12 millions d’euros, dont 7 millions financés par l’Union européenne. Il doit relier le câble Base 4 au sud du Maroc, permettant au Royaume de s’intégrer davantage aux réseaux transcontinentaux. Selon Canalink, cette connexion renforcera la présence des Canaries sur les routes numériques entre les continents.
Parallèlement, une enveloppe de 4,8 millions d’euros a été validée pour prolonger le câble vers le sud de Fuerteventura, afin d’améliorer la cohésion territoriale. Les autorités affirment que ce volet renforcera l’accès aux services numériques dans les îles les plus éloignées.
Plusieurs projets complètent ce programme. Le projet Ring, doté de 35 millions d’euros – dont 23 millions de fonds européens –, doit créer un réseau redondant entre Fuerteventura et Lanzarote pour augmenter la sécurité et la fiabilité du système. Le projet Hierro prévoit, lui, un nouveau câble pour l’île d’El Hierro, financé à hauteur de 13 millions d’euros par la Commission européenne.
Le projet Atlas, conduit avec la Plateforme océanique des Canaries (Plocan), utilisera les câbles pour observer la biodiversité marine. L’objectif est de combiner recherche scientifique et préservation des milieux naturels.
Le directeur général de Canalink, Ruben Molowny, affirme que ces investissements doivent « améliorer la connexion de l’archipel et renforcer sa place dans les routes numériques reliant l’Europe, l’Afrique et l’Amérique ».
Selon les autorités insulaires, ces projets contribueront également à développer une économie numérique plus compétitive et à créer de nouvelles opportunités pour les compétences locales.
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