Réunis à Alger autour du ministre du Commerce extérieur, les exportateurs algériens ont exposé des contraintes logistiques et réglementaires persistantes qui freinent la compétitivité des produits nationaux hors hydrocarbures.
Le ministre du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations, Kamel Rezig, a présidé dimanche à Alger une réunion de travail avec plusieurs opérateurs économiques ayant conclu des contrats à l’international à la suite de leur participation à des foires et manifestations économiques organisées à l’étranger.
Selon le communiqué du ministère, cette rencontre visait à évaluer les retombées concrètes de ces participations et à mesurer l’efficacité des dispositifs publics de soutien aux exportations hors hydrocarbures, érigées en priorité stratégique par les autorités.
Les exportateurs ont présenté des exposés détaillés sur la nature des contrats signés, les volumes projetés ainsi que les perspectives d’expansion vers de nouveaux marchés. Toutefois, derrière ces annonces, les opérateurs ont surtout mis en avant des obstacles récurrents : coûts logistiques élevés, délais de transport jugés pénalisants, lourdeurs administratives et complexité des procédures réglementaires. Autant de contraintes qui affectent directement la compétitivité-prix et la fiabilité des livraisons, dans un environnement international marqué par une concurrence accrue et des exigences normatives strictes.
Kamel Rezig a réaffirmé, selon les mêmes sources officielles, l’engagement de son département à accompagner les entreprises exportatrices en leur accordant « les facilitations nécessaires », conformément aux orientations des hautes autorités visant à faire de l’exportation un levier central de croissance. Il a insisté sur la nécessité de réduire la dépendance structurelle aux hydrocarbures et de bâtir un tissu productif davantage orienté vers les marchés extérieurs.
Sur le plan macroéconomique, les exportations algériennes demeurent dominées par les hydrocarbures, qui représentent l’essentiel des recettes en devises. Malgré les efforts affichés pour promouvoir les exportations hors hydrocarbures, celles-ci restent marginales au regard des volumes globaux du commerce extérieur. L’absence de données détaillées rend toutefois difficile l’évaluation précise de l’impact des nouveaux contrats signés lors des foires internationales.
MK/AK/Sf/APA







