Le ministère de l’Économie du Gouvernement d’unité nationale libyen a annoncé la conclusion d’un protocole d’accord entre la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Hilal Al-Asima, basée à Tripoli, et la Chambre de commerce et d’industrie de Sfax. La signature est intervenue en présence du chargé d’affaires de l’ambassade de Tunisie en Libye ainsi que de plusieurs responsables libyens, traduisant une volonté institutionnelle d’encadrer la relance des échanges bilatéraux dans un contexte régional marqué par des défis économiques persistants.
L’accord a été paraphé par Imad Aboushuala pour la partie libyenne et Habib Hammami pour la partie tunisienne. Selon le communiqué officiel, le texte vise à renforcer la coopération économique, à favoriser l’échange d’expertises et à organiser des initiatives conjointes entre opérateurs privés des deux pays.
L’objectif affiché consiste à élargir les perspectives de partenariat, notamment dans les secteurs industriels, commerciaux et agricoles, en s’appuyant sur les réseaux consulaires existants.
Dans la foulée de la signature, une réunion de travail a réuni des représentants d’entreprises des deux côtés afin d’identifier des opportunités concrètes de collaboration. Cette séquence opérationnelle traduit une approche orientée vers des résultats tangibles, au-delà du cadre déclaratif. La délégation tunisienne a notamment visité la société That Al-Imad spécialisée dans le fer et l’acier, afin d’évaluer ses capacités de production et d’examiner les possibilités de coopération industrielle.
Sur le plan économique, la Libye demeure un partenaire commercial important pour la Tunisie, en particulier dans les domaines des matériaux de construction, des produits agroalimentaires et des services.
Toutefois, les flux commerciaux bilatéraux ont connu des fluctuations au cours de la dernière décennie, en raison de l’instabilité sécuritaire en Libye et des contraintes macroéconomiques tunisiennes. La relance de mécanismes de coopération consulaire vise ainsi à structurer davantage les échanges et à sécuriser les initiatives privées.
Ce protocole s’inscrit dans une dynamique plus large de normalisation économique entre les deux pays voisins. Sa portée dépendra toutefois de la stabilité réglementaire en Libye, de la fluidité des échanges transfrontaliers et de la capacité des chambres de commerce à transformer les intentions en projets d’investissement concrets et mesurables.
MK/AK/Sf/APA





