La Banque africaine de développement (BAD) a approuvé un financement de 75 millions de dollars pour la construction de la première grande usine de production de dioxyde de titane en Afrique, située en Afrique du Sud.
Un projet de transformation du titane en Afrique du Sud participe à l’industrialisation du continent et à la réduction de sa dépendance aux importations.
Selon un communiqué publié mercredi, 25 millions de dollars du financement BAD proviennent du Fonds « L’Afrique grandit ensemble », un mécanisme de cofinancement mis en place avec la Banque populaire de Chine. L’opération s’inscrit dans le cadre d’un accord syndiqué plus large, conduit par la Société financière africaine (AFC) et la Banque africaine d’import-export (Afreximbank).
« Cet investissement illustre l’engagement de la BAD à promouvoir la transformation industrielle du continent et à faire évoluer l’image d’une Afrique exportatrice de matières premières vers une Afrique créatrice de valeur ajoutée », a déclaré Solomon Quaynor, vice-président de la BAD chargé du secteur privé, des infrastructures et de l’industrialisation.
De son côté, Donovan Chimhandamba, directeur général de Nyanza Light Metals Pty Ltd, s’est félicité de ce soutien, le qualifiant de « tournant décisif pour l’avenir industriel de l’Afrique ». Il a souligné que ce financement positionne Nyanza comme un acteur clé de la valorisation des ressources minérales du continent.
Implantée dans la zone de développement industriel de Richards Bay, l’usine produira 80 000 tonnes de pigment de dioxyde de titane par an, un composant essentiel utilisé dans les peintures, les revêtements, les cosmétiques et certaines applications médicales.
La construction du site devrait générer 2 400 emplois, dont 30 % réservés aux femmes et aux jeunes. Une fois opérationnelle, l’usine emploiera jusqu’à 850 travailleurs qualifiés, avec des objectifs de 45 % de femmes, 30 % de jeunes et 20 % de personnes issues de milieux à faibles revenus.
Cette initiative marque une étape majeure vers une industrialisation inclusive et une meilleure intégration de l’Afrique dans la chaîne de valeur mondiale du titane.
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