Le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, a plaidé mardi à Ouagadougou pour une mobilisation accrue des acteurs nationaux et de la diaspora en faveur de la souveraineté alimentaire, à l’occasion d’un panel de haut niveau consacré aux enjeux agricoles du Burkina Faso et de la Confédération des États du Sahel (AES).
Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur a participé, en qualité de parrain, à cette rencontre organisée autour du thème : « La souveraineté alimentaire au Burkina Faso et dans la Confédération des États du Sahel ».
Le panel consacré aux enjeux alimentaires au Sahel, initié par le consortium SGA-ALTM-BBI en collaboration avec les ministères en charge de l’Agriculture et des Affaires étrangères de l’AES, a réuni responsables institutionnels, experts, producteurs et représentants de la diaspora.
Les échanges ont porté sur les politiques publiques, les techniques agricoles résilientes et les pratiques sylvo-agro-pastorales durables susceptibles de renforcer l’autosuffisance alimentaire dans l’espace sahélien.
Coanimant le premier panel avec le secrétaire général adjoint du ministère de l’Agriculture, Yassia Kindo, le chef de la diplomatie burkinabè a mis en avant les importantes potentialités agricoles du Burkina Faso, du Mali et du Niger.
Selon lui, les trois pays de l’AES ont engagé des efforts concertés pour garantir la sécurité alimentaire de leurs populations et consolider leur souveraineté économique.
« Nous avons les mêmes objectifs de souveraineté, les mêmes objectifs de développement », a-t-il déclaré.
Le ministre Traoré a également insisté sur la nécessité de renforcer le marché intérieur de la Confédération afin de faciliter la circulation des produits agricoles et de dynamiser les échanges économiques entre les États membres.
Évoquant le rôle des Burkinabè de l’extérieur, il a estimé que la diaspora constitue un levier stratégique pour la transformation des systèmes de production grâce à son expertise et à ses capacités d’investissement.
« Au plan de l’expertise, nous avons une diaspora qui a beaucoup à apporter dans la transformation de nos systèmes de production », a-t-il affirmé.
Le ministre a enfin appelé à la multiplication des cadres de concertation et à la mutualisation des efforts entre les différents acteurs afin d’accélérer le développement agricole et de renforcer la souveraineté alimentaire dans l’espace de l’AES.
La cérémonie d’ouverture a été présidée, au nom du parrain, par le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, l’ambassadeur Hermann Yirigouin Toé.
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