Le gouvernement ougandais entend mobiliser les investissements du secteur privé pour résorber le déficit de logements dans le pays, estimé à 2,4 millions d’unités, rapporte APA vendredi.
Le ministre des Finances, Henry Musasizi, a souligné la nécessité de mobiliser des investissements privés et de mettre en place des mécanismes de financement accessibles aussi bien aux ménages qu’aux promoteurs immobiliers.
Il a notamment indiqué que le refinancement hypothécaire pourrait permettre aux établissements de crédit de proposer des prêts immobiliers à plus long terme.
« La construction est essentielle à l’ambition de l’Ouganda de bâtir une économie de 500 milliards de dollars d’ici à 2040. L’agro-industrialisation nécessite des usines de transformation et des entrepôts. Le tourisme a besoin de routes et d’infrastructures d’hébergement. L’exploitation minière et les technologies requièrent des sites aménagés et des services publics fiables », a déclaré M. Musasizi.
Le ministre s’exprimait lors de l’ouverture de la troisième édition du Forum annuel « Doing Business », organisée le 3 novembre à l’hôtel Mestil de Kampala, autour du thème : « Démultiplier le potentiel de croissance de l’Ouganda grâce à la chaîne de valeur de la construction : réforme réglementaire, renforcement des capacités locales et investissement dans les infrastructures ».
Il a annoncé que le gouvernement travaillerait avec les collectivités locales pour améliorer l’aménagement du territoire, simplifier les procédures d’obtention des permis de construire et veiller au respect des normes en vigueur.
Il a également insisté sur la nécessité de rendre les exigences administratives, les coûts et les délais de traitement plus transparents pour les promoteurs immobiliers.
Selon lui, le ministère des Finances soutiendra la capitalisation progressive de la Société nationale du logement et de la construction, ainsi que les initiatives privées visant à réduire les coûts de construction.
M. Musasizi a, par ailleurs, appelé le gouvernement et les acteurs privés à accompagner les entreprises ougandaises du secteur dans le développement des compétences, l’acquisition d’équipements et le renforcement de leurs capacités de gestion afin d’améliorer la qualité des ouvrages.
Le forum a réuni des représentants du gouvernement, du secteur privé, du monde universitaire et des partenaires au développement en vue d’harmoniser les réformes politiques avec le quatrième Plan national de développement et la Stratégie de croissance décuplée.
Le ministre a rappelé que le secteur de la construction stimule la demande de matériaux produits localement, notamment l’acier et le ciment, tout en générant des emplois pour les ingénieurs, les architectes, les maçons, les soudeurs, les plombiers et les charpentiers.
« Plus les entreprises et les travailleurs ougandais seront en mesure de réaliser ces travaux de manière compétitive, plus nous créerons de valeur ajoutée pour notre économie », a-t-il affirmé.
M. Musasizi a invité les participants à proposer des mesures concrètes pour réduire les coûts et les délais de construction, renforcer la compétitivité des entreprises locales dans l’obtention et l’exécution des marchés et attirer des investissements à long terme.
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