Quatre personnes soupçonnées d’avoir participé à l’attaque contre des agents de la Brigade minière à Miski, dans l’extrême nord du Tchad, ont été interpellées par les forces de défense et de sécurité, a annoncé un responsable militaire.
S’exprimant le 20 octobre sur MRTV, une chaîne de télévision privée, le premier adjoint au commandant des zones d’opération du Tibesti, Nour Hammad Ahmed Sou, a indiqué que les suspects avaient été arrêtés lors d’une opération de poursuite engagée après l’attaque.
« Dix armes sont récupérées, dont deux bazookas et deux de type sniper, sur ces quatre personnes. L’opération de ratissage se poursuit pour interpeller les autres », a-t-il déclaré.
L’attaque, survenue dans l’après-midi du 14 octobre, avait visé des agents de la Brigade minière. Selon l’armée, les assaillants présumés appartiendraient au comité d’autodéfense de Miski, une milice locale. Le bilan fait état de deux officiers tués et de neuf blessés.
Le responsable militaire a assuré que les forces engagées étaient déterminées à rétablir l’ordre dans cette localité du Tibesti, une zone aurifère dont les habitants défendent farouchement le contrôle.
« Les militaires sont déterminés à maîtriser la situation, quel qu’en soit le prix. Le Tibesti fait partie intégrante du Tchad. La situation sera maîtrisée », a martelé Nour Hammad Ahmed Sou.
Dans un communiqué publié le 15 octobre 2026, l’armée avait appelé le groupe à déposer « immédiatement » les armes, avertissant que tout refus d’obtempérer serait considéré comme « un acte de rébellion ». Le comité d’autodéfense serait tenu responsable des conséquences d’une éventuelle désobéissance.
Les opérations de ratissage se poursuivent pour retrouver les autres suspects, selon le commandement militaire.
CA/te/APA





