Les autorités tunisiennes souhaitent développer des stratégies fondées sur les nouvelles technologies, la recherche et le partage d’expertises afin de limiter les effets des perturbations climatiques sur les ressources naturelles et la production agricole.
La Tunisie entend renforcer sa sécurité et sa souveraineté alimentaires face aux effets du changement climatique, en misant sur une agriculture durable, une gestion plus rationnelle des ressources naturelles et l’innovation scientifique. Ces orientations ont été au centre d’un entretien entre le ministre tunisien des Affaires étrangères, Mohamed Ali Nafti, et le directeur général de l’Organisation islamique pour la sécurité alimentaire (OISA), Berik Aryn, en marge d’une réunion ministérielle à Bagdad.
La rencontre s’est tenue les 17 et 18 octobre, à l’occasion de la 52e session du Conseil des ministres des Affaires étrangères des États membres de l’Organisation de la coopération islamique (OCI). Selon un communiqué du ministère tunisien des Affaires étrangères, les échanges ont porté sur les perspectives de coopération pour consolider les systèmes agricoles et alimentaires du pays, confrontés à des pressions climatiques croissantes.
Mohamed Ali Nafti a présenté les priorités tunisiennes, articulées autour du développement agricole, de la préservation des ressources naturelles et du renforcement de la recherche scientifique. Tunis entend notamment promouvoir des méthodes de production plus durables, améliorer les rendements et accroître la capacité d’adaptation de l’agriculture aux mutations environnementales. Le ministre a également réaffirmé la volonté de son pays de participer aux programmes et initiatives conduits en coopération avec l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).
La question climatique occupe une place centrale dans cette démarche. L’objectif consiste à renforcer la résilience des exploitations et à garantir la continuité de la production dans un environnement marqué par une pression accrue sur les ressources.
Les deux parties ont également souligné l’importance des chaînes de production, d’approvisionnement et de distribution. Leur fonctionnement régulier constitue un enjeu majeur pour prévenir les ruptures, absorber les crises et assurer l’accès des populations aux denrées alimentaires. Au-delà des volumes produits, la sécurité alimentaire dépend ainsi de la capacité à acheminer les produits, à maintenir les circuits de distribution et à préserver leur disponibilité.
Cette coopération s’inscrit dans une recherche de réponses collectives aux vulnérabilités agricoles et alimentaires. Pour la Tunisie, l’enjeu est de transformer les orientations annoncées en dispositifs opérationnels associant investissements, innovation et coordination des acteurs. Le communiqué ne précise toutefois ni les financements envisagés ni les projets concrets qui pourraient être engagés avec l’OISA.
MK/AK/APA





