Le Gabon envisage de s’inspirer de l’expérience sénégalaise en matière de surveillance électronique des personnes placées en détention par la justice. En visite officielle au Sénégal les 19 et 20 octobre, le ministre gabonais de la Justice, le Pr Augustin Emame, entend s’informer sur le dispositif du bracelet électronique en vue de son éventuelle adoption dans son pays.
Le ministre gabonais de la Justice, le Pr Augustin Emame, a été reçu lundi matin par son homologue sénégalais, Me Moussa Sarr, dans le cadre du renforcement de la coopération judiciaire entre les deux pays.
Les discussions portent notamment sur l’expérience du Sénégal en matière de surveillance électronique, un dispositif que le Gabon envisage d’introduire dans son système judiciaire. Cette visite doit permettre à la délégation gabonaise de mieux comprendre les modalités de mise en œuvre de ce mécanisme et d’en examiner les perspectives d’application dans son pays.
Au-delà de cette question, les échanges entre les deux responsables s’inscrivent dans une volonté commune de consolider les relations bilatérales dans le domaine de la justice. Le partage d’expériences et de bonnes pratiques constitue ainsi un axe important de cette coopération.
Pour le Gabon, cette démarche représente une occasion de nourrir sa réflexion sur les modalités d’intégration du bracelet électronique dans son arsenal judiciaire. Elle pourrait également favoriser les échanges techniques entre les administrations des deux pays sur l’évolution des mécanismes de surveillance des personnes placées sous main de justice.
Prévue sur deux jours, la visite officielle du ministre gabonais illustre ainsi l’intérêt porté à l’expérience sénégalaise et la volonté de renforcer la coopération judiciaire entre Dakar et Libreville.
TE/Sf/APA





