Les arrivées de migrants originaires d’Afrique de l’Ouest en Europe ont diminué de 59 % au premier semestre 2026, à 4 566 personnes, par rapport à la même période de 2025, tandis que les traversées maritimes continuent de faire des victimes, selon des données de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) publiées mardi.
La baisse des arrivées de migrants ouest-africain en Europe, estimée à -59%, concerne notamment les ressortissants du Mali, du Sénégal, de la Guinée et de la Gambie. Malgré le recul des arrivées, à 4 566 personnes au 1er semestre 2026, par rapport à 2025, l’OIM souligne que les facteurs qui poussent les populations à migrer persistent et que les routes empruntées restent dangereuses.
L’organisation relève également une évolution des itinéraires migratoires. Les ressortissants ouest-africains représentent désormais 21,9 % des arrivées sur la route de la Méditerranée occidentale, contre 15,6 % auparavant, selon les données citées dans le rapport.
Sur la route atlantique menant aux îles Canaries, les arrivées ont chuté de 62 % entre 2024 et 2025. En revanche, le nombre de décès et de disparitions recensés sur cet itinéraire est passé de 1 172 à 1 215 sur la même période.
Le rapport indique que le renforcement des contrôles migratoires au Maroc, en Mauritanie et au Sénégal contribue à déplacer les points de départ vers le sud, allongeant les traversées d’environ 750 kilomètres. Certaines routes atteignent déjà quelque 2 200 kilomètres, augmentant les risques pour les migrants.
Face à cette situation, l’OIM insiste sur la nécessité de développer des voies migratoires sûres et d’offrir davantage de perspectives aux jeunes, tout en renforçant la protection des personnes en déplacement.
« Aucun pays ne peut résoudre ce problème à lui seul », a déclaré la directrice générale de l’OIM, Amy Pope, appelant à une coopération accrue entre les États. « Nous devons protéger les migrants où qu’ils se trouvent », a-t-elle ajouté.
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