La finalisation des infrastructures de stockage, la mise en service des équipements de traitement des semences et le renforcement des mécanismes de financement des producteurs figurent parmi les priorités du Projet d’appui au développement des filières semencières dans le bassin du fleuve Sénégal (PAFISEM), dont le comité de pilotage a tenu jeudi sa cinquième session ordinaire à Dakar.
Au 30 septembre 2026, le taux d’exécution physique du projet d’appui au développement des filières semencières dans le bassin du fleuve Sénégal (PAFISEM) s’établissait à 83 %, tandis que le taux d’exécution financière, engagements compris, atteignait 74 %, selon le bilan présenté aux membres du comité de pilotage.
« Cette session intervient à un moment charnière de la vie du projet. Elle nous offre l’occasion d’apprécier les résultats obtenus, d’examiner les activités restant à finaliser et de définir les orientations nécessaires à la consolidation des acquis », a déclaré le Haut-commissaire adjoint de l’OMVS, Mamadouba Max Bangoura, dans son discours d’ouverture.
Le projet a notamment permis de former plus de 800 producteurs, de construire 12 magasins de stockage et d’acquérir quatre unités de triage et de conditionnement des semences, selon le bilan arrêté au 30 septembre 2026. Des laboratoires de contrôle et de certification ont également été réhabilités et équipés dans les quatre pays concernés.
Le PAFISEM a par ailleurs établi des partenariats avec quatre institutions financières en Guinée, au Mali, en Mauritanie et au Sénégal pour faciliter l’accès des producteurs au crédit. Un fonds de garantie de 875 000 euros a été mis en place, avec une mise en œuvre en cours dans trois pays, la Guinée, le Mali et le Sénégal.
À terme, le projet ambitionne de toucher environ 10 600 bénéficiaires directs, dont 1 500 producteurs à travers l’accès au crédit. Ses interventions portent notamment sur l’amélioration de la production de semences de qualité, la structuration des organisations de producteurs, le stockage, la commercialisation et le renforcement des capacités techniques des acteurs de la filière.
Une phase de consolidation envisagée en 2027
Malgré les réalisations enregistrées, plusieurs activités restent à achever, notamment la réception de certaines infrastructures et la mise en service des unités de triage. L’accès au financement demeure également un défi pour les petits producteurs.
Alors que la mise en œuvre du projet est prévue jusqu’au 31 décembre 2026, une revue conjointe a proposé d’envisager une phase de consolidation en 2027. Celle-ci viserait à rendre pleinement opérationnels les investissements réalisés, à mesurer leurs effets et à préparer l’extension des interventions dans les quatre États membres.
Dans son intervention, le directeur général de l’Agence italienne pour la coopération au développement (AICS), Giovanni Grandi, a plaidé pour un réaménagement réaliste des activités, afin de tenir compte du temps restant et de permettre au projet d’atteindre ses objectifs.
« Il est nécessaire de penser à un réaménagement qui puisse rendre possibles les objectifs […] c’est-à-dire capitaliser sur les résultats des activités et finaliser les objectifs qui étaient prévus il y a cinq ans », a-t-il déclaré, soulignant la nécessité de définir un plan de travail concret et réalisable.
Grandi a également indiqué que la partie italienne était disposée à examiner une demande formelle de prorogation, sous réserve de la faisabilité des activités proposées. Il a insisté sur l’importance d’une collaboration étroite entre les partenaires et d’une meilleure planification pour garantir l’utilisation efficace des financements et la réalisation des actions prévues.
De son côté, le représentant de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS), Mamadouba Max Bangoura, a souligné la nécessité de pérenniser les acquis du projet. « Nous devons également veiller à la pérennisation des investissements réalisés et à la valorisation durable des capacités développées », a-t-il affirmé.
SS/Sf/APA





