Le gouvernement fédéral nigérian a approuvé le développement de nouveaux réseaux électriques dans les régions est et ouest du pays, afin de réduire les défaillances du réseau national et d’améliorer le transport de l’électricité.
Le développement de deux réseaux électriques pour les régions est et nord du Nigéria a été annoncée par le ministre de l’Énergie, Joseph Tegbe, lors d’une conférence sur l’énergie organisée par la Harvard Business School Association of Nigeria (HBSAN) à Lagos. Selon le ministre, les procédures de passation des marchés ont été engagées et les premières retombées de ces investissements sont attendues d’ici deux à trois ans.
Ce projet s’inscrit dans une stratégie visant à renforcer les infrastructures électriques, à identifier les points critiques du réseau et à orienter les investissements vers les zones où les besoins sont les plus importants.
« Le Président a donné son feu vert pour entamer le processus de développement du réseau, avec des projets pour les zones est et ouest. Nous sommes actuellement dans la phase de passation de marchés ; les effets concrets se feront sentir d’ici deux à trois ans », a déclaré M. Tegbe.
Le ministre n’a toutefois pas communiqué de précisions sur la capacité des installations prévues, le coût des projets, le calendrier détaillé des appels d’offres ou les caractéristiques techniques des futurs réseaux.
Lagos et Abuja au cœur des priorités
Pour améliorer l’efficacité des interventions, le gouvernement a réparti le Nigéria en trois zones énergétiques, en tenant compte de la demande en électricité et des retombées attendues des investissements.
Le ministre a notamment insisté sur l’importance des infrastructures desservant Lagos et Abuja, deux pôles majeurs de consommation. Selon lui, la première zone énergétique concentre à elle seule 50 % de la demande nationale. La levée des contraintes de transport dans ces secteurs permettrait ainsi de résoudre une part importante des difficultés d’approvisionnement du pays.
Joseph Tegbe a néanmoins souligné que les améliorations opérationnelles ne suffiraient pas à elles seules. Des investissements supplémentaires dans les lignes et les équipements de transport restent indispensables pour renforcer durablement la fiabilité du réseau.
L’extension envisagée devrait faciliter l’acheminement de l’électricité vers les principaux centres de consommation et contribuer à limiter les interruptions de fourniture, notamment pour les entreprises. Son impact dépendra toutefois de la réalisation effective des projets, de la disponibilité de la production électrique et des performances des réseaux de distribution.
Un audit national pour cibler les interventions
En parallèle, le gouvernement a lancé un audit technique des infrastructures électriques à l’échelle nationale. Cette opération doit permettre d’évaluer l’état des équipements existants et d’identifier ceux qui nécessitent des réparations urgentes, une remise en état ou un remplacement.
L’objectif est d’éviter une mauvaise utilisation des ressources publiques en ciblant précisément les causes des défaillances. Selon le ministre, certains problèmes initialement attribués aux transformateurs peuvent en réalité provenir de conducteurs, de relais, d’isolateurs ou de pylônes défectueux.
« Nous avons lancé un audit technique à l’échelle nationale pour identifier où se situent les problèmes, et de quels problèmes il s’agit précisément », a-t-il expliqué.
Les conclusions de cet audit sont attendues dans les prochaines semaines. Elles permettront au gouvernement de définir les priorités d’intervention et de répartir les moyens disponibles entre les réparations urgentes, le remplacement des équipements vieillissants et l’extension du réseau à long terme.
Pour les investisseurs et les opérateurs du secteur, cette évaluation pourrait également apporter une meilleure visibilité sur les contraintes techniques du réseau et sur les besoins de financement nécessaires à son amélioration.
Joseph Tegbe a enfin attribué une partie des difficultés actuelles à l’ancienneté des installations, indiquant que certaines lignes et certains pylônes de transport sont en service depuis plusieurs décennies.
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