La quatrième Commission de l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté, ce jeudi 15 octobre sa résolution annuelle sur la question du Sahara par 152 voix pour, dont celle du Maroc, deux voix contre et sept abstentions.
Rabat considère que la résolution annuelle de la 4e Commission de l’Assemblée générale de l’ONU conforte le cadre politique fixé par le Conseil de sécurité et prend désormais en compte la résolution 2797, adoptée le 31 octobre 2025.
Présenté par le Président sénégalais de la Quatrième Commission, ce projet de résolution est traditionnellement adopté sans vote, conformément à une pratique consensuelle établie depuis 2006.
Cette année, le texte a exceptionnellement fait l’objet d’un scrutin, à la suite d’une demande de dernière minute formulée par la délégation des Etats-Unis, portant sur l’ensemble des 23 projets de résolution soumis à l’examen de la Quatrième Commission, sans exception, y compris celles traditionnellement adoptées par consens ou sans vote.
Cette démarche américaine traduit l’orientation du Département d’Etat américain visant à exiger un vote sur l’ensemble des résolutions des six Grandes Commissions de l’Assemblée générale, sans exception aucune, y compris celles relatives aux questions de sécurité et de désarmement, de développement durable, humanitaires et des droits de l’Homme, ainsi que les questions juridiques et du budget des Nations Unies.
Le Maroc a voté en faveur de ce texte, aux côtés des 151 autres Etats membres de l’ONU, et ce, pour plusieurs raisons. Pour Rabat, la résolution 2797 consacre l’Initiative marocaine d’autonomie comme base du règlement du différend dans le cadre de la souveraineté du Royaume. Elle réaffirme également la responsabilité des quatre parties — le Maroc, l’Algérie, la Mauritanie et le Polisario — et les appelle à s’engager de bonne foi dans le processus politique.
La référence à la résolution 2797 revêt une importance particulière, parce que son adoption, le 31 octobre 2025, était intervenue après l’examen annuel de la question du Sahara marocain par la Quatrième Commission, permettant ainsi, pour la première fois, sa prise en compte dans la résolution qui vient d’être adoptée ce matin.
Cette résolution est identique à celles adoptées depuis vingt ans. Elle n’apporte aucun élément nouveau, à l’exception de l’importante référence à la résolution 2797 du Conseil de Sécurité.
Le texte soutient le processus politique mené par l’Envoyé personnel du Secrétaire général des Nations Unies, sous les auspices de ce dernier, en vue de parvenir à une solution politique réaliste, pragmatique, durable et mutuellement acceptable, conformément aux résolutions pertinentes du Conseil de Sécurité, notamment ses quatre dernières résolutions, telles que rappelées dans le rapport du Secrétaire général.
La résolution réitère aussi ses « félicitations de ce que les parties se sont engagées à continuer de faire preuve de volonté politique et de travailler dans une atmosphère propice au dialogue afin d’entrer, de bonne foi et sans conditions préalables, dans une phase de négociation plus intensive, en prenant note des efforts consentis et des faits nouveaux survenus depuis 2006 ».
Ce qui implique, particulièrement, les faits nouveaux et inédits, en l’occurrence l’adoption de la résolution 2797 et la tenue de trois rounds de négociations à Washington et Madrid, durant lesquelles le Maroc a présenté le statut développé de l’Autonomie.
En outre , pour Rabat, cette résolution ne préjuge en rien du statut du Sahara,. Elle soutient la dynamique politique impulsée par le Conseil de Sécurité dans le cadre du Chapitre VI de la Charte des Nations Unies, qui inscrit la question du Sahara dans une logique de paix et de sécurité internationales, devant être réglée par le dialogue et la négociation.
Intervenant mardi devant cette Commission, , l’ambassadeur représentant permanent du Maroc auprès des Nations Unies, Omar Hilale a souligné que la résolution 2797 du Conseil de sécurité a marqué une « inflexion majeure » dans le traitement du dossier du Sahara marocain par les Nations Unies, « passant de la logique de sa gestion à celle de son règlement».
Cette solution, qui a e te salue e par toutes les parties, constitue un « point de bascule irréversible par rapport a toutes les résolutions précédentes du Conseil de sécurité» , a soutenu M. Hilale.
AK/Sf/APA





