Le Nigéria et la Chine intensifient leurs efforts dans la lutte contre la corruption. Ce sujet était au cœur du 3ème Dialogue diplomatique international, organisé à Abuja par l’Académie anti-corruption du Nigéria, institut de recherche et de formation de la Commission indépendante contre la corruption (ICPC).
Le thème du 3e dialogue diplomatique international tenu à Abuja était : « Partage d’expériences en matière de stratégie anti-corruption : la perspective chinoise ».
Ce dialogue a permis au Nigéria et à la Chine d’échanger leurs expériences et leurs connaissances sur les mesures préventives et le recouvrement d’avoirs.
Le président de l’ICPC, le Dr Adamu Musa Aliyu, et le représentant de la Chine au Nigéria, l’ambassadeur Yu Dunhai, se sont dits optimistes quant aux résultats positifs que cette collaboration devrait apporter et au renforcement des efforts du Nigéria en matière de lutte contre la corruption.
Lors de cet événement, le Dr Aliyu a appelé à une collaboration plus étroite avec la Chine afin de consolider le dispositif anti-corruption nigérian.
Le Dr Aliyu a déclaré, lors de cette troisième édition du Dialogue diplomatique international que le Nigéria avait beaucoup à apprendre des réformes institutionnelles et juridiques mises en œuvre par Pékin. Selon lui, cet événement était opportun, compte tenu des effets dévastateurs de la corruption sur le développement politique, socio-économique et national des pays qui l’ont laissée prospérer sans entrave.
Il a rappelé que le Nigéria et la Chine avaient établi des relations diplomatiques en 1971 et que ces relations s’étaient étendues à la coopération économique, stratégique, commerciale et infrastructurelle.
Le président de l’ICPC a déclaré que le Nigéria s’intéressait particulièrement au travail des institutions chinoises de lutte contre la corruption, notamment la Commission nationale de supervision (CNS) et la Commission centrale d’inspection de la discipline (CCID).
« Nous sommes convaincus que la Chine a déployé des efforts considérables par l’intermédiaire de ses organes anticorruption. La Commission sera heureuse de partager les stratégies, les politiques et les mesures d’application de la loi adoptées par le gouvernement chinois pour combattre la corruption », a-t-il affirmé.
M. Aliyu a souligné que tirer des enseignements des expériences comparatives et des meilleures pratiques était essentiel pour que le Nigéria puisse approfondir sa lutte contre la corruption et adapter des approches novatrices aux réalités locales. Il a déclaré que ce dialogue s’inscrivait dans la lignée des objectifs de l’ICPC et de son organisme de formation, l’Académie nigériane de lutte contre la corruption (ACAN), visant à renforcer la coopération internationale et à promouvoir des approches de prévention de la corruption fondées sur des données probantes.
Le président a rappelé que la commission avait déjà organisé des dialogues similaires avec le Haut-Commissaire du Kenya en juin et l’Ambassadeur d’Indonésie en août, dans le cadre des efforts déployés pour élargir les échanges de connaissances.
Il a félicité le directeur de l’ACAN, le professeur Sheriff Ibrahim, et son équipe pour l’organisation de cette initiative et a exhorté les participants à s’engager activement afin de bâtir des partenariats plus solides.
« La corruption demeure l’une des plus grandes menaces pour le développement, mais ensemble, par une action collective et un engagement sans faille, nous pouvons construire des institutions où la transparence et la responsabilité s’épanouissent », a déclaré M. Aliyu.
Le dialogue avait pour thème : « Partage d’expériences en matière de politiques et de stratégies de lutte contre la corruption : le point de vue chinois ».
GIK/fss/te/Sf/APA







