L’Égypte a réaffirmé mardi 1er septembre son soutien au Burkina Faso, au Mali et au Niger dans la lutte contre le terrorisme, tout en proposant de renforcer les investissements et d’accompagner leur retour à une participation aux institutions de l’Union africaine.
Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdelatty, s’est exprimé sur la coopération sécuritaire et les investissements au Sahel, lors d’une conférence de presse avec son homologue burkinabè, Karamoko Jean-Marie Traoré. Il a notamment appelé à lever les obstacles rencontrés par les entreprises afin de transformer les possibilités de coopération en projets. Le ministre burkinabè a, pour sa part, salué l’appui égyptien et exprimé sa volonté d’approfondir les relations.
Deux rendez-vous doivent prolonger cette démarche. Les hommes d’affaires burkinabè sont invités au forum «Al-Alamein Afrique», prévu en octobre. Badr Abdelatty a également annoncé la tenue du Forum d’Assouan pour la paix et le développement les 23 et 24 novembre, en insistant sur l’articulation entre sécurité et développement. Ces invitations fixent des échéances diplomatiques, sans constituer à ce stade des engagements d’investissement chiffrés.
La coopération comprend déjà un volet de formation militaire. Dans une communication distincte publiée le même jour, les forces armées égyptiennes ont annoncé l’organisation de sessions destinées à des cadres maliens dans le domaine de la protection des personnalités. Les formations se sont déroulées au sein d’une unité de police militaire égyptienne.
Le programme associait préparation physique, techniques de défense et exercices professionnels destinés à renforcer les capacités des participants. Le nombre de stagiaires et les dates détaillées des sessions n’ont pas été précisés. Cette activité documente une coopération technique ; elle ne permet pas de conclure à l’existence d’un nouveau déploiement militaire égyptien au Sahel.
Le Caire présente ainsi son engagement sous plusieurs dimensions : appui diplomatique, formation et relations économiques. Les annonces du 1er septembre confirment cette orientation, mais leurs effets devront être distingués selon leur nature, entre activités déjà réalisées, rencontres programmées et projets encore à concrétiser.
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