Après un parcours migratoire marqué par des épreuves en Afrique du Nord, Lamine a retrouvé en Côte d’Ivoire une nouvelle voie professionnelle grâce à un accompagnement de l’OIM. De l’errance dans le désert à l’élevage de volailles à Man, son histoire illustre les enjeux de la migration irrégulière et de la réinsertion des jeunes de retour.
De la traversée du désert et des centres de détention en Afrique du Nord à une activité d’élevage de volailles à Man, en Côte d’Ivoire, le parcours de Lamine illustre une trajectoire de migration irrégulière marquée par l’échec, le retour et la reconstruction, avec l’appui de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).
Selon des informations de l’OIM Côte d’Ivoire, Lamine, 28 ans, a quitté très tôt le système scolaire pour soutenir sa famille avant de tenter l’aventure migratoire à travers la Libye, l’Algérie et la Tunisie. Plusieurs tentatives de traversée, des épisodes de détention et des conditions de vie difficiles ont finalement conduit à son retour en août 2025 en Côte d’Ivoire.
« C’est grâce à l’OIM que je suis encore en vie », confie-t-il, évoquant un parcours marqué par les pertes financières importantes estimées entre 3,5 et 4 millions de FCFA investis dans ses tentatives de migration.
À son retour, Lamine a bénéficié d’un accompagnement de proximité et a rapidement intégré une activité locale de vente et de livraison de volaille à Man. À moto, il approvisionne restaurants et points de restauration, avec des revenus quotidiens variables, lui permettant de reconstruire progressivement son autonomie économique.
L’OIM souligne que ce type de parcours s’inscrit dans ses programmes d’assistance au retour volontaire et à la réintégration, visant à offrir des alternatives durables aux jeunes migrants de retour.
Pour Lamine, cette reconversion représente un nouveau départ. Il affirme vouloir devenir « un grand fermier » et sensibiliser les jeunes aux risques de la migration irrégulière, tout en plaidant pour un meilleur accueil des migrants de retour.
« Quand un jeune revient, il ne faut pas le juger. Il faut le soutenir », insiste-t-il, selon des propos relayés par l’OIM Côte d’Ivoire.
AC/Sf/APA







