Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (HCDH) a engagé le processus de fermeture de son bureau à Ouagadougou, après la suspension de ses activités décidée par le gouvernement burkinabè en avril 2026. Cette procédure, prévue par l’accord de siège, s’étalera sur six mois.
Le coordonnateur résident par intérim du système des Nations unies au Burkina Faso, Maurice Azonnankpo, a été reçu mardi par le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, en présence de la ministre déléguée Bêbgnagnan Stella Eldine Kabré/Kaboré.
Cette rencontre intervient après la décision du gouvernement burkinabè de suspendre, en avril 2026, les activités du bureau du HCDH, en réaction à des déclarations du Haut-Commissaire Volker Türk accusant les autorités de restreindre l’espace civique.
Accompagné de la représentante résidente du HCDH, Maurice Azonnankpo a informé les autorités burkinabè de l’intention de l’organisation d’appliquer la clause de l’accord de siège prévoyant la fermeture du bureau en cas de suspension prolongée de ses activités.
Les responsables onusiens ont sollicité la désignation d’un point focal national chargé de coordonner le processus de fermeture, qui devrait s’étendre sur une période de six mois. Ils ont également exprimé le souhait d’ouvrir un nouveau cadre de dialogue afin de définir les futures modalités de coopération entre les Nations unies et le Burkina Faso.
En réponse, le ministre des Affaires étrangères a appelé les responsables des organisations internationales à cesser de « se comporter en super policiers en outrepassant les principes de l’accord de siège, parfois au profit d’intérêts personnels ».
Karamoko Jean Marie Traoré a indiqué que la position du gouvernement vise à adresser « un signal clair » aux partenaires qui, selon lui, ne respecteraient pas la souveraineté nationale ni les intérêts du Burkina Faso.
Le chef de la diplomatie burkinabè a déclaré prendre acte de la procédure de fermeture du bureau du HCDH ainsi que de la demande de désignation d’un point focal, tout en réaffirmant la disponibilité du gouvernement à bâtir des partenariats fondés sur le respect mutuel.
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