Pour la première fois, la Tunisie organise un scrutin sans recourir à l’encre électorale, une mesure que l’Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE) présente comme un levier de réduction des coûts et de modernisation du processus électoral.
Les électeurs de la circonscription d’El Kabaria, dans le gouvernorat de Tunis, étaient appelés dimanche à élire un nouveau député à l’Assemblée des représentants du peuple lors d’une élection législative partielle marquée par une première en Tunisie : la suppression de l’encre électorale. L’annonce a été faite par le président de l’Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE), Farouk Bouasker, à l’ouverture du scrutin.
Selon le responsable de l’instance électorale, cette consultation constitue la première élection organisée sans recours à l’encre indélébile, traditionnellement utilisée pour prévenir les votes multiples. Il a indiqué que l’ISIE assure également, pour la première fois, l’encadrement intégral du scrutin à travers ses agents et cadres centraux et régionaux, dans le cadre d’une nouvelle organisation opérationnelle.
Farouk Bouasker a affirmé que la suppression de l’encre électorale ne remet pas en cause les garanties de transparence du vote. Il a expliqué que l’ISIE s’appuie désormais sur une base de données jugée fiable pour le contrôle des électeurs, chaque votant étant tenu de présenter sa carte d’identité nationale avant d’exercer son droit de vote. Selon lui, cette évolution s’inscrit dans une démarche de rationalisation des procédures tout en maintenant l’intégrité du processus électoral.
Le président de l’ISIE a également mis en avant les retombées attendues de cette mesure sur les finances publiques. Il a estimé que les récentes réformes engagées dans l’organisation des scrutins avaient déjà permis de réduire les coûts du processus électoral et que l’abandon de l’encre électorale contribuerait à de nouvelles économies. Il a par ailleurs évoqué les contraintes environnementales liées à l’élimination de cette encre, estimant que sa suppression répond également à des considérations écologiques.
Dix-sept centres de vote ont été ouverts de 8h00 à 18h00 pour permettre aux électeurs de choisir leur représentant parmi cinq candidats. Ce scrutin partiel est organisé afin de pourvoir le siège devenu vacant à la suite du décès du député Salah Mbarki. À cette occasion, Farouk Bouasker a appelé les électeurs inscrits dans la circonscription d’El Kabaria à participer massivement au vote, soulignant l’importance de cette échéance pour la représentation parlementaire locale.
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