Le représentant permanent du Soudan auprès des Nations Unies, Al-Harith Idris, a accusé les Émirats arabes unis de poursuivre leur soutien aux Forces de soutien rapide (FSR) en utilisant, selon lui, un réseau de corridors logistiques transitant par l’est de la Libye.
S’exprimant devant le Conseil de sécurité de l’ONU, le diplomate soudanais a affirmé que des armes, des équipements militaires et des mercenaires étaient acheminés vers la région du Darfour via des ports, des aéroports et des postes-frontières libyens.
Selon Al-Harith Idris, les approvisionnements arriveraient depuis les Émirats arabes unis aux ports de Benghazi et de Tobrouk ainsi qu’aux aéroports de l’est de la Libye, avant d’être transportés par voie terrestre en passant notamment par Koufra et Al-Atrun jusqu’au territoire soudanais. Il a également cité plusieurs autres itinéraires, dont le poste-frontière de Koufra–Al-Buwaib, les secteurs de Mismar, Al-Shujayrah et Bir Marghi, ainsi qu’une route empruntant la base aérienne d’Al-Sarah.
Le représentant soudanais a par ailleurs affirmé que des mercenaires colombiens auraient été transportés depuis Abou Dhabi jusqu’à Benghazi à bord d’appareils affrétés, avant de rejoindre le Darfour par voie terrestre, une opération qui aurait été menée, selon ses déclarations, « en coordination avec la milice Haftar ». Il a également soutenu que cette assistance comprendrait des drones de surveillance, de l’artillerie, des véhicules de combat, des systèmes de défense aérienne ainsi que l’aménagement de pistes d’atterrissage destinées au transport de matériel militaire.
Devant le Conseil de sécurité, Al-Harith Idris a demandé l’arrêt immédiat de toute assistance financière, militaire ou logistique qu’il affirme être fournie aux FSR par les Émirats arabes unis et certains pays voisins. Il a également appelé au retrait des mercenaires étrangers, à l’ouverture d’enquêtes sur les réseaux de recrutement et sur les sociétés de sécurité émiraties qu’il accuse d’être impliquées dans ces opérations, ainsi qu’à des poursuites contre les personnes responsables de leur facilitation.
Les accusations formulées par le représentant soudanais ont été présentées devant le Conseil de sécurité dans le cadre des discussions sur le conflit au Soudan. Elles n’ont pas été étayées par des éléments de preuve rendus publics lors de cette intervention, et les autorités des Émirats arabes unis n’avaient pas réagi à ces déclarations au moment de leur présentation devant le Conseil.
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