Le gouvernement somalien a fermement mis en garde contre tout rapprochement diplomatique entre Israël et le Somaliland, région sécessionniste qu’il considère comme faisant partie intégrante de son territoire, évoquant de « graves conséquences » si cette orientation était maintenue.
Mogadiscio a exprimé sa vive préoccupation face au renforcement de la coopération entre l’État hébreu et le territoire du Somaliland qu’il considère comme relevant de sa souveraineté, déplorant que ces discussions se déroulent sans l’aval ni l’implication des autorités fédérales.
Le gouvernement central continue de revendiquer sa souveraineté sur cette région, bien que le Somaliland ait unilatéralement proclamé son indépendance il y a 35 ans. À la fin de l’année dernière, Israël est devenu le premier et unique pays à reconnaître officiellement cette indépendance.
Dans un communiqué publié mardi, le ministère somalien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a indiqué que le gouvernement fédéral suivait de près l’intensification des relations entre Hargeisa et Tel-Aviv. Il a averti que des « mesures fermes » seraient prises afin de préserver l’unité et l’intégrité territoriale du pays.
Qualifiant le Somaliland d’« entité sécessionniste au sein de la fédération », le ministère a rappelé que tout engagement international pris en dehors du cadre officiel de Mogadiscio était illégal et dépourvu de tout fondement juridique au regard du droit international.
La diplomatie somalienne insiste sur le fait que tout partenariat politique, économique ou diplomatique conclu avec l’administration de Hargeisa en contournant le gouvernement fédéral constitue une violation du droit international et ne possède aucune validité politique.
Cette mise en garde intervient alors que plusieurs rapports font état d’un renforcement des liens bilatéraux, notamment à travers la signature d’accords de coopération économique et sécuritaire. Ces développements ont exacerbé les tensions politiques, déjà vives, entre Mogadiscio et Hargeisa.
La Somalie rejette catégoriquement la déclaration unilatérale d’indépendance du Somaliland datant de 1991, réaffirmant de manière constante que cette région demeure une composante indissociable de la République fédérale de Somalie.
Mogadiscio a formellement interpellé l’Organisation des Nations Unies (ONU), l’Union africaine (UA), la Ligue arabe, l’Organisation de la coopération islamique (OCI), l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD), ainsi que l’ensemble de ses partenaires internationaux. Le gouvernement les appelle à faire respecter le droit international, à garantir la souveraineté de la Somalie et à condamner toute initiative susceptible de fragiliser l’unité et la stabilité du pays.
Bien que le communiqué ne précise pas la nature exacte des « mesures fermes » envisagées, le gouvernement fédéral a réitéré son engagement à défendre l’unité nationale et à faire échec à toute tentative de partition du territoire.
En conclusion, les autorités ont rappelé que la Somalie demeure un État souverain pleinement reconnu par la communauté internationale et que le gouvernement fédéral constitue la seule autorité légitime habilitée à représenter le pays sur la scène internationale.
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