Une délégation du Hamas conduite par Khalil al-Hayya, chef du mouvement dans la bande de Gaza, est arrivée vendredi 5 juin au Caire pour entamer une nouvelle série de négociations avec les médiateurs égyptiens sur la mise en œuvre de l’accord de cessez-le-feu à Gaza, a annoncé le mouvement palestinien.
Selon un communiqué du mouvement palestinien dont la délégation au Caire est conduite par Khalil al-Hayya, son chef dans la Bande de Gaza, les discussions autour de la mise en œuvre du cessez-le-feu doivent débuter samedi et se poursuivre pendant plusieurs jours. La délégation palestinienne comprend également Zaher Jabarin, responsable du mouvement en Cisjordanie, ainsi que les membres du bureau politique Hossam Badran et Ghazi Hamad.
Les pourparlers avec « les responsables égyptiens et les frères médiateurs » visent à « compléter la mise en œuvre de la première phase de l’accord de cessez-le-feu », ainsi qu’à obtenir « l’arrêt des agressions répétées contre la bande de Gaza » et à « trouver les mécanismes appropriés pour entrer dans la deuxième phase de l’accord », ajoute la même source.
La délégation devait rencontrer aussi des représentants des différentes forces et factions palestiniennes afin de présenter « une position nationale unifiée sur les différentes questions » et de parvenir à un consensus sur « les moyens de faire face aux enjeux et défis auxquels est confronté le peuple palestinien », selon le communiqué.
L’Egypte, aux côtés du Qatar et avec le soutien des Etats-Unis, joue un rôle central de médiation entre Israël et le Hamas depuis le début de la guerre dans la bande de Gaza.
« Les discussions visent notamment à débloquer plusieurs questions restées en suspens dans le cadre du processus engagé depuis l’accord conclu à Charm Al-Cheikh en octobre 2025 », a rapporté Alarabiya Net. Parmi les sujets les plus sensibles figurent l’avenir de la gouvernance de Gaza, la situation humanitaire et économique dans l’enclave palestinienne, ainsi que la question du désarmement du Hamas, un point qui demeure au cœur des divergences entre les différentes parties.
Cette reprise des consultations intervient dans un contexte de blocage du processus de paix et de poursuite des frappes israéliennes malgré l’entrée en vigueur du cessez-le-feu en octobre 2025.
AK/Sf/APA







