Reçu le 2 juin à l’Élysée par Emmanuel Macron, l’ancien président sénégalais, Macky Sall a souligné leur convergence de vues sur la nécessité d’une ONU plus efficace, représentative et adaptée aux défis contemporains.
L’ancien président sénégalais Macky Sall a annoncé mercredi avoir été reçu à l’Élysée par le président français Emmanuel Macron, avec lequel il a échangé sur l’avenir du système multilatéral et la réforme des Nations Unies.
« Je remercie vivement le président Emmanuel Macron pour son accueil chaleureux et nos échanges fructueux à l’Élysée le 2 juin 2026 », a déclaré Macky Sall dans un message publié mercredi.
L’ancien chef de l’État sénégalais a indiqué que les deux hommes partagent « la vision d’une ONU ambitieuse, réformée et revitalisée pour renforcer son efficacité, sa représentativité et sa capacité à répondre aux attentes des peuples et des États ».
Cette rencontre intervient alors que Macky Sall figure parmi les candidats au poste de secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies. En avril dernier, il avait été auditionné par l’Assemblée générale dans le cadre du processus de sélection du futur chef de l’organisation.
À cette occasion, il avait présenté un programme articulé autour du renforcement du multilatéralisme et de l’adaptation de l’ONU aux mutations du contexte international. Devant les États membres, il avait estimé que le monde faisait face à des défis « systémiques », citant notamment les rivalités géopolitiques, les conflits armés, les effets du changement climatique, les fragilités économiques et sociales ainsi que les transformations liées aux nouvelles technologies, en particulier l’intelligence artificielle.
Macky Sall avait alors défendu le rôle d’un secrétaire général capable de favoriser le dialogue entre les États et de restaurer la confiance au sein d’une organisation confrontée à de multiples crises. Il avait également plaidé pour une diplomatie de prévention plus active, fondée sur l’alerte précoce, la médiation et une coopération renforcée entre l’ONU et les organisations régionales.
L’ancien président sénégalais avait par ailleurs réaffirmé son attachement aux droits humains et appelé à accélérer la mise en œuvre de l’Agenda 2030 pour le développement durable. Il avait également mis en avant la nécessité de repenser les mécanismes de financement du développement afin de mieux répondre aux défis de l’endettement, des inégalités et de l’emploi.
Sur le plan institutionnel, Macky Sall avait proposé une réforme de l’ONU fondée sur trois principes : « rationaliser, simplifier, optimiser ». Il avait notamment plaidé pour une meilleure coordination entre les agences, fonds et programmes de l’organisation, ainsi que pour une réforme consensuelle du Conseil de sécurité destinée à renforcer sa légitimité, son autorité et son efficacité.
La rencontre intervient alors que la course à la succession de l’actuel secrétaire général de l’ONU, António Guterres, dont le second mandat s’achève le 31 décembre 2026, se poursuit. Selon les Nations Unies, quatre candidats officiellement déclarés ont participé aux dialogues interactifs organisés par l’Assemblée générale en avril : Macky Sall, l’ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet, l’actuel directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) Rafael Grossi, ainsi que l’ancienne vice-présidente du Costa Rica Rebeca Grynspan.
Une cinquième candidature, celle de l’ancienne présidente de l’Assemblée générale de l’ONU María Fernanda Espinosa, a été annoncée en mai. Le prochain secrétaire général, dont le mandat débutera le 1er janvier 2027 pour une durée de cinq ans, sera désigné à l’issue d’un processus impliquant à la fois le Conseil de sécurité et l’Assemblée générale des Nations Unies.
AC/Sf/APA





