La Banque mondiale indique une hausse de 5%, qui a porté les prix alimentaires à leur plus haut niveau depuis janvier 2024.
Parmi les produits alimentaires cités par la Banque mondiale, ayant subi une hausse de 5%, les huiles et tourteaux ont enregistré la plus forte progression, avec une hausse de 10 %, soutenue par l’augmentation des prix du pétrole brut et l’expansion des politiques de biocarburants aux États-Unis, en Indonésie et en Thaïlande.
Les céréales ont progressé plus modérément, de 3 %, malgré des hausses du blé et du maïs liées aux inquiétudes sur la sécheresse et au renchérissement des intrants agricoles.
La Banque mondiale estime toutefois que le choc reste plus limité qu’au début de la guerre Russie-Ukraine en 2022, lorsque les prix alimentaires mondiaux avaient bondi de 15 % sur une période similaire. Elle attribue cette relative stabilité à l’abondance des stocks mondiaux de céréales et d’oléagineux.
Les tensions sur la sécurité alimentaire se sont néanmoins accentuées dans plusieurs régions importatrices, notamment au Moyen-Orient, en Afrique du Nord, en Afghanistan et au Pakistan. L’institution avertit que les risques demeurent élevés si les perturbations énergétiques et logistiques persistent.
Selon le Programme alimentaire mondial, jusqu’à 45 millions de personnes supplémentaires pourraient souffrir de faim aiguë en 2026 en cas de prolongation de la crise, principalement en Afrique subsaharienne et dans la région Moyen-Orient/Afrique du Nord.
GIK/lb/te/Sf/APA






