Le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, et le Groupe de contact international pour les Grands Lacs ont appelé à renforcer les efforts de dialogue et à consolider les acquis des processus de paix en cours dans l’est de la RDC.
Le président de la Commission de l’Union africaine (UA), Mahmoud Ali Youssouf, a reçu vendredi à Addis-Abeba les membres du Groupe de contact international pour les Grands Lacs (ICG) pour des consultations consacrées à l’évolution de la situation sécuritaire dans la région, en particulier dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC).
Les discussions ont porté sur les implications de la crise pour la paix, la sécurité et le développement dans l’ensemble de la région des Grands Lacs, selon un communiqué de l’UA parvenu à APA.
Les deux parties ont souligné la nécessité de soutenir les efforts en cours visant à promouvoir le dialogue, la désescalade des tensions et le renforcement de la confiance entre les acteurs concernés.
Elles se sont félicitées des progrès enregistrés dans le cadre de l’Accord de Washington et du processus de Doha, tout en insistant sur l’importance de consolider ces acquis à travers la mise en œuvre des engagements pris. Parmi les priorités figurent notamment l’instauration d’un cessez-le-feu durable, l’amélioration de l’accès humanitaire, le renforcement des mesures de confiance et la poursuite du dialogue entre les parties.
Mahmoud Ali Youssouf a réaffirmé le rôle central de l’Union africaine dans l’accompagnement des initiatives régionales et internationales destinées à parvenir à un règlement pacifique et durable de la crise. Il a appelé à une meilleure coordination entre les différents mécanismes de médiation et les initiatives portées par l’organisation continentale.
Les membres de l’ICG ont, pour leur part, renouvelé leur soutien aux efforts de l’UA et à son rôle de premier plan dans la promotion de la paix, de la sécurité et de la stabilité dans la région des Grands Lacs.
La réunion a également réaffirmé qu’une solution durable à la crise ne pouvait être obtenue que par le dialogue et des moyens pacifiques. Les participants ont appelé toutes les parties prenantes à respecter leurs engagements, à protéger les populations civiles, à garantir un accès humanitaire sans entrave et à se conformer au droit international humanitaire.
Le président de la Commission a par ailleurs souligné que l’épidémie d’Ebola exerce une pression supplémentaire sur une situation humanitaire déjà précaire dans la région. Il a plaidé pour un renforcement de la coopération régionale, de la coordination transfrontalière et des capacités de préparation sanitaire, conformément aux conclusions de la récente réunion de haut niveau de l’UA sur Ebola tenue à Bujumbura.
Au terme des consultations, les participants ont réaffirmé leur conviction que le dialogue inclusif, la bonne gouvernance et la coopération régionale constituent des piliers essentiels pour instaurer une paix durable, renforcer la stabilité et favoriser le développement dans la région des Grands Lacs.
AC/APA






