Le Mozambique prévoit de générer environ 76,8 millions de dollars de revenus issus du gaz naturel liquéfié (GNL) cette année, a annoncé la ministre des Finances, Carla Louveira.
S’exprimant mardi lors d’un séminaire organisé à Maputo, la minis Mozambicaine des Finances a précisé qu’environ 30,7 millions de dollars des recettes projetées -estimées à environ 76,8 millions de dollars- seront versés au Fonds souverain du pays.
« Le reste sera affecté au budget de l’État afin de financer les dépenses prévues dans le Plan économique et social et le budget de l’État (PESOE-2026) », a-t-elle déclaré.
Le Fonds souverain du Mozambique a été créé en 2023 afin de gérer les revenus tirés des vastes réserves de gaz naturel du pays, notamment les projets de GNL de plusieurs milliards de dollars développés dans le bassin du Rovuma Basin.
Ce mécanisme vise à garantir que les revenus du gaz soient épargnés, investis et redistribués de manière à soutenir la stabilité économique à long terme tout en finançant les besoins immédiats de développement.
Conformément à la loi régissant le Fonds souverain, 40 % des recettes admissibles issues du GNL sont affectées à l’épargne et aux investissements de long terme du fonds, tandis que 60 % alimentent le budget de l’État pour soutenir les priorités de dépenses annuelles.
Le secteur mozambicain du GNL est devenu l’un des principaux moteurs des perspectives économiques du pays, porté par d’importants projets offshore dans le bassin de Rovuma dirigés notamment par TotalEnergies, Eni et ExxonMobil.
Bien que l’insécurité persistante dans la province de Cabo Delgado ait retardé le lancement de la production à grande échelle, les premières recettes issues du gaz commencent à être enregistrées, marquant les débuts de la valorisation des immenses réserves du pays.
La ministre a également révélé que le gouvernement avait perçu 109,9 millions de dollars provenant de la production gazière l’an dernier, soulignant que l’ensemble des revenus tirés des ressources naturelles est soumis à des mécanismes de reddition des comptes trimestriels et annuels.
Elle a estimé que le Mozambique se trouve à un « moment crucial » avec l’entrée progressive des revenus du GNL, qualifiant le Fonds souverain d’outil stratégique destiné à soutenir la stabilité économique et le développement de long terme, au-delà d’un simple rôle de réserve financière.
La Banque du Mozambique a également insisté sur la nécessité d’élaborer un plan directeur d’investissement pour le Fonds souverain afin d’assurer une gestion proactive et efficace des ressources.
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