Au lendemain d’une panne électrique à l’aéroport d’Abidjan, l’homme politique Ahoua Don Mello, expert en développement, exige un audit technique indépendant, dénonçant une défaillance inacceptable de cette vitrine économique ivoirienne.
Cet incident majeur survenu ce dimanche 17 mai 2026 à l’aéroport international Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan, marqué par un « black-out » électrique, a créé une paralysie des services aéroportuaires.
Pour lui, « qu’une panne de la Compagnie ivoirienne d’électricité (CIE), combinée à une défaillance simultanée des groupes électrogènes de secours, ait contraint les équipes à basculer dans un mode dégradé (…) est un signal d’alarme critique ».
Cette rupture d’électricité a plongé la plateforme dans un noir total pendant plusieurs heures, et paralysé les services aéroportuaires, forçant les équipes à gérer manuellement les flux de passagers dans des conditions extrêmes de chaleur, entraînant des retards en cascade.
Face à la détresse des voyageurs et aux scènes de chaos observées, Ahoua Don Mello n’a pas caché sa préoccupation. Pour lui, cet incident qui dépasse le simple fait divers technique, appelle une réflexion profonde.
« L’aéroport international d’Abidjan n’est pas qu’une simple infrastructure de transport ; il est la vitrine économique de notre nation, un hub stratégique pour l’Afrique de l’Ouest et un maillon essentiel de notre souveraineté », a-t-il déclaré, déplorant le décalage entre la modernisation esthétique de l’aérogare et la fragilité de ses équipements vitaux.
Candidat malheureux à l’élection présidentielle d’octobre 2025, Don Mello appelle le gouvernement à réagir sans délai. Sa principale recommandation est la commande d’un audit technique indépendant sur la chaîne de basculement et de redondance énergétique de la plateforme.
Il réclame également une clarification urgente des responsabilités opérationnelles entre l’exploitant AERIA et les services de navigation de l’ASECNA, afin de garantir une maintenance préventive rigoureuse des installations critiques.
Au-delà de l’incident aéroportuaire, Don Mello a élargi sa réflexion à la politique énergétique nationale. Il invite l’État à placer la résilience des réseaux (eau, électricité, connectivité) au cœur des grands chantiers du BNETD, avant toute extension commerciale.
Interrogeant la fiabilité du réseau national, il a plaidé pour une rénovation complète de ce dernier, face à la croissance des sites industriels et résidentiels, évoquant même « l’ouverture résolue vers le nucléaire civil » pour assurer la souveraineté énergétique.
L’expert en développement a remis en question le modèle de privatisation du secteur électrique amorcé dans les années 90. Selon lui, ce système est à bout de souffle, marqué par un déficit structurel qui pèse sur les ménages et les entreprises ivoiriennes.
AP/Sf/APA






