Le sommet « Forward Africa » s’est ouvert ce lundi à Nairobi avec un appel appuyé du président sénégalais Bassirou Diomaye Faye en faveur d’une transformation du sport en véritable levier de développement économique, social et d’intégration en Afrique.
En présence du président kényan William Ruto, hôte de la rencontre, et du président français Emmanuel Macron, le chef de l’État sénégalais a insisté sur la nécessité de bâtir un héritage durable autour des grandes compétitions sportives.
« Quel héritage durable êtes-vous en train de construire ? », a-t-il lancé, saluant l’accueil des autorités kényanes et l’initiative du panel consacré au sport et au développement.
Évoquant les performances sportives du Sénégal en 2026, Bassirou Diomaye Faye a mis en avant une année marquée par un sacre continental et une dynamique multisectorielle. « C’est l’année de la deuxième étoile du Sénégal en football », a-t-il rappelé, soulignant l’ancrage d’une politique sportive globale allant du scolaire au professionnel.
Le président sénégalais a également mis en exergue l’organisation des Jeux olympiques de la jeunesse 2026 à Dakar, première édition sur le continent africain. « C’est l’Afrique qui accueille, mais Dakar qui célèbre », a-t-il déclaré, présentant l’événement comme un espace de promotion des valeurs de fraternité, de tolérance et de paix.
Il a souligné les investissements en cours dans les infrastructures sportives et leur décentralisation au niveau des collectivités locales, destinés à démocratiser la pratique du sport et à renforcer la cohésion sociale. Selon lui, près de 132 000 personnes sont mobilisées sur les chantiers liés à ces Jeux, générant un double héritage infrastructurel et en compétences.
Bassirou Diomaye Faye a par ailleurs salué la coopération internationale, notamment avec la France, dans les domaines sécuritaire et organisationnel, tout en appelant les jeunes et les femmes africains à s’approprier cette dynamique continentale.
De son côté, le président botswanais Duma Boko a estimé que le sport constitue désormais « une force unificatrice et une opportunité économique majeure », en raison de ses effets sur l’emploi, le tourisme et les infrastructures.
Il a également mis en avant une initiative nationale consistant à intégrer des diamants naturels dans les médailles sportives, symbole de valorisation des ressources du pays et de lien entre performance sportive et identité économique.
Les échanges de Nairobi ont ainsi mis en lumière une convergence de vues entre dirigeants africains et partenaires internationaux sur la nécessité de faire du sport un pilier stratégique du développement et de l’intégration du continent.
AC/Sf/APA







