Des experts tunisiens appellent à une réponse coordonnée face aux violences sur mineurs, notamment par l’éducation sexuelle précoce, qui s’inscrit dans un cadre plus large de consolidation des mécanismes de protection de l’enfance avec l’objectif de renforcer la santé sexuelle et reproductive et de réduire durablement les violences.
En Tunisie, les professionnels de santé et des acteurs de la protection de l’enfance ont appelé à l’introduction systématique d’une éducation complète à la sexualité dès le plus jeune âge, lors d’une table ronde organisée à Tunis, dans un contexte marqué par une hausse des violences sexuelles visant les mineurs.
La rencontre, intitulée «Parler pour protéger», a été organisée par la Société tunisienne de sexologie clinique (STSC) et la Société tunisienne de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent (STPEA), en partenariat avec le Fonds des Nations Unies pour la Population (FNUAP). Les intervenants ont alerté sur les conséquences psychotraumatiques des abus sexuels, qualifiées d’enjeu majeur de santé publique.
Les échanges ont mis en évidence les limites actuelles des dispositifs de prévention et de prise en charge, en particulier pour les enfants en situation de vulnérabilité. Les participants ont insisté sur la nécessité d’une approche intégrée mobilisant les secteurs sanitaire, éducatif et social, afin de renforcer l’efficacité des réponses institutionnelles.
Dans cette dynamique, l’éducation à la sexualité est présentée comme un outil central de prévention primaire. Elle vise à mieux informer les enfants, à faciliter la détection des situations à risque et à encourager la parole, dans un environnement encore marqué par des tabous sociaux persistants.
En clôture, le FNUAP a présenté des pistes d’action pour généraliser ces programmes éducatifs au sein des politiques publiques. Cette orientation s’inscrit dans un cadre plus large de consolidation des mécanismes de protection de l’enfance en Tunisie, avec l’objectif de renforcer la santé sexuelle et reproductive et de réduire durablement les violences.
MK/AK/Sf/APA





