L’ancien ministre mozambicain des Finances, Manuel Chang, voit son retour au Mozambique retardé après qu’un problème lié à un document de voyage a empêché son embarquement depuis Boston, selon son équipe de défense.
M. Chang, qui a purgé la semaine dernière une peine de prison pour corruption, reste en rétention administrative aux États-Unis, tandis que ses avocats sollicitent une décision judiciaire ordonnant son transfert immédiat vers le Mozambique.
Selon ses conseils, vendredi dernier, il a été bloqué à l’aéroport international Logan de Boston. Les autorités portugaises n’avaient pas validé un document de voyage d’urgence délivré par l’ambassade du Mozambique à Washington, nécessaire pour son transit via Lisbonne. La défense souligne que ce document avait été accepté par l’Immigration and Customs Enforcement (ICE) et qu’un itinéraire Boston–Lisbonne–Maputo avait été préparé à l’avance.
Manuel Chang avait été libéré d’une prison américaine le 26 mars, après avoir purgé une partie réduite de sa peine de 102 mois pour complot en vue de commettre une fraude électronique et blanchiment d’argent. Il était détenu depuis décembre 2018, après son arrestation en Afrique du Sud et son extradition vers les États-Unis dans le cadre du scandale des « dettes cachées » du Mozambique, où il était accusé d’avoir reçu des pots-de-vin et détourné des centaines de millions de dollars destinés à des projets de sécurité maritime financés par l’État.
À sa sortie, il a été placé sous la garde de l’ICE et conduit à l’aéroport, où l’embarquement lui a été refusé. Il se trouve désormais au centre de détention du comté de Plymouth, dans le Massachusetts.
Les avocats de M. Chang indiquent qu’il est retenu depuis plus de 24 heures sans information claire sur les documents supplémentaires exigés. Ils ont saisi la justice pour obtenir une intervention rapide, évoquant ses problèmes de santé chroniques, notamment une maladie rénale, de l’hypertension et du diabète.
Manuel Chang a été ministre des Finances du Mozambique de 2005 à 2015 et a été reconnu coupable en janvier 2025 pour son rôle dans un système de fraude ayant trompé des investisseurs et contribué à la crise financière majeure qui a frappé son pays.
JN/lb/te/APA






