Le ministère des Affaires étrangères de Libye a exprimé son rejet catégorique de l’attaque militaire israélienne contre l’Iran, mettant en garde contre les risques d’un embrasement régional susceptible de compromettre la sécurité et la stabilité du Moyen-Orient. Dans un communiqué publié samedi, Tripoli a insisté sur la nécessité d’éviter une confrontation élargie aux conséquences imprévisibles.
La diplomatie libyenne a également condamné les attaques de représailles iraniennes, les qualifiant de violations de la souveraineté de plusieurs États arabes. Sont cités dans la déclaration l’Arabie saoudite, le Qatar, la Syrie, les Émirats arabes unis, le Koweït, Bahreïn et la Jordanie. Selon Tripoli, ces actions constituent une entorse aux principes de bon voisinage et au respect de la souveraineté des États, tels que consacrés par le droit international.
Le ministère souligne que toute atteinte à l’intégrité territoriale d’États tiers aggrave les tensions existantes et affaiblit les efforts diplomatiques en cours dans la région. La Libye estime qu’une spirale de représailles militaires risquerait d’élargir le conflit au-delà des protagonistes directs et d’affecter durablement l’équilibre sécuritaire régional.
Dans ce contexte, les autorités libyennes appellent l’ensemble des parties concernées à faire preuve de la plus grande retenue, à cesser immédiatement les opérations militaires et à privilégier les solutions politiques. Le communiqué insiste sur l’urgence d’un retour au dialogue afin de prévenir une escalade supplémentaire et de préserver la paix et la sécurité internationales.
Tripoli réaffirme enfin son attachement aux principes de la Charte des Nations Unies et au règlement pacifique des différends, soulignant que seule une désescalade diplomatique peut empêcher une détérioration durable de la situation régionale.
MK/Sf/APA







