Le Togo se positionne au deuxième rang en Afrique en matière de droits économiques des femmes, selon le rapport Women, Business and the Law 2026 publié par la Banque mondiale.
Avec une note globale de 79,33 sur 100, le Togo enregistre une avancée notable dans l’évaluation des cadres juridiques et institutionnels favorisant l’égalité de genre parmi 190 économies examinées.
Le rapport de la Banque mondiale attribue au Togo un score juridique de 100/100 dans les domaines de la rémunération, du mariage, de la gestion des biens et des pensions, illustrant une égalité formelle consolidée dans ces secteurs. Le pays dépasse également la moyenne de l’Afrique subsaharienne en matière de parentalité et d’entrepreneuriat.
S’agissant de la mobilité, le cadre légal obtient 75/100, tandis que l’effectivité des droits atteint 68,75/100. Le Togo fait par ailleurs partie des rares pays africains à offrir des modalités de travail flexibles, contribuant à renforcer l’inclusion économique des femmes.
La méthodologie du rapport repose sur trois piliers : les dispositifs juridiques garantissant l’égalité formelle ; les mécanismes institutionnels soutenant leur application ; et les indicateurs mesurant l’effectivité réelle des droits.
Sur ce dernier volet, le Togo affiche un score de 64,54/100, traduisant des progrès concrets dans l’exercice des droits économiques des femmes.
Ces performances s’inscrivent dans la dynamique des réformes impulsées par le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, en faveur de l’autonomisation économique des femmes et de l’égalité des sexes.
Parmi les avancées majeures figurent la révision du Code des personnes et de la famille, qui reconnaît la contribution non monétaire des femmes en cas de dissolution du mariage, ainsi que l’adoption du Code pénal de 2022 réprimant le viol, le harcèlement sexuel et les violences basées sur le genre.
Le dispositif légal garantit également l’égalité en matière de droits fonciers et renforce la protection des femmes durant la grossesse et l’allaitement.
Sur le plan économique, les mécanismes d’appui à l’entrepreneuriat féminin ont été consolidés, notamment à travers le Fonds national de la finance inclusive (FNFI), qui a déjà soutenu plus d’un million de femmes.
Les autorités mettent également en avant la progression de la participation féminine aux marchés publics, aux chaînes de valeur agricoles et aux instances de décision, traduisant une montée en puissance du leadership féminin.
Le gouvernement réaffirme sa volonté de poursuivre les réformes afin de consolider ces acquis et de promouvoir une croissance inclusive et durable fondée sur l’égalité des chances.
RNK/te/Sf/APA







