L’Ouganda et l’Arabie saoudite renforcent leur coopération, notamment en matière de commerce bilatéral et d’investissements dans l’agro-industrie ougandaise, selon un communiqué publié mercredi à Entebbe.
L’ accueil réservé à la State House d’Entebbe par le président Yoweri Kaguta Museveni, à une délégation de haut niveau du royaume saoudien, à été marqué mardi par l’annonce d’une nouvelle coopération saoudienne dans l’agro-industrie ougandaise.
Cette rencontre axée sur l’investissement visait à consolider la
coopération économique bilatérale et à créer de nouvelles opportunités
commerciales entre les deux pays.
Conduite par M. Ali O. Alswayeh, la délégation saoudienne a remercié
le président Museveni pour son accueil et a réaffirmé l’engagement de
l’Arabie saoudite à accroître ses investissements en Ouganda.
La délégation a souligné l’importance de l’agriculture, et plus
particulièrement de la valorisation du café, comme l’un des secteurs
prioritaires du royaume.
Les deux parties ont discuté du projet VASP (Value at Source Coffee
Project), une initiative agro-industrielle menée par Nonda Coffee. Ce
projet vise à faire évoluer l’Ouganda de l’exportation de grains de
café bruts vers l’exportation de produits finis de café de marque et à
forte valeur ajoutée. Au cœur de cette transformation se trouve le
projet de parc caféier de Luwero, un complexe industriel intégré situé
dans le district de Luwero. Ce parc devrait avoir une capacité de
traitement annuelle de 42 000 tonnes de café et un chiffre d’affaires
annuel cible de $850 millions.
L’installation prendra en charge l’ensemble de la chaîne de valeur du
café, du nettoyage au conditionnement, en passant par le tri, la
torréfaction, la mouture, la production de cafés solubles et de
spécialités, l’étiquetage et la commercialisation des produits finis.
Ce projet devrait notamment créer environ 1 500 emplois directs et
près de 3 000 emplois indirects dans les secteurs de la logistique, de
la distribution et des services auxiliaires. Il devrait également
permettre d’intégrer plus de 100 000 familles de producteurs de café
dans une chaîne d’approvisionnement structurée.
Le président Museveni a félicité les Saoudiens d’avoir reconnu le
potentiel d’investissement inexploité de l’Ouganda, mais a constaté
que, malgré des relations cordiales entretenues depuis de nombreuses
années, les deux pays n’avaient pas encore pleinement exploité les
opportunités économiques disponibles.
« Nous collaborons depuis
longtemps, mais nous n’avons pas encore pleinement exploité nos
opportunités d’investissement », a souligné le président Museveni.
Le marché saoudien est perçu comme une porte d’entrée stratégique vers
le Moyen-Orient, l’une des régions du monde où la consommation de café
connaît la plus forte croissance. Cette expansion devrait stimuler la
demande de café ougandais haut de gamme, renforcer les liens
commerciaux bilatéraux et créer des débouchés durables pour les
producteurs ougandais.
La réunion a mis en lumière un engagement commun en faveur d’une
croissance tirée par l’investissement, du développement du secteur
privé et de la valorisation des produits, considérés comme des moteurs
essentiels de la transformation économique.
Les discussions se sont conclues par un engagement renouvelé des deux
parties à approfondir leur coopération commerciale et d’investissement, notamment dans les secteurs de l’agroalimentaire, du
développement industriel et de l’expansion des marchés.
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